Un Autrichien a été arrêté aujourd’hui au Royaume-Uni sur la base d’accusations criminelles liées à sa participation présumée à une conspiration visant à blanchir des centaines de millions de dollars par le biais du système financier américain, dans le cadre d’un système visant à verser des pots-de-vin dans le monde entier et à escroquer le gouvernement brésilien.

NDLR : serais-ce le debut des arrestations des agents du deep state ?

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26 mai 2021

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L‘acte d’accusation dévoilé aujourd’hui avait déjà été rendu par un grand jury fédéral à Brooklyn, New York, et inculpe Peter Weinzierl, 55 ans, et Alexander Waldstein, 73 ans, tous deux autrichiens, pour leur rôle dans un système de blanchiment d’argent massif impliquant Odebrecht S.A. (Odebrecht), un conglomérat mondial de construction basé au Brésil. Weinzierl a été arrêté aujourd’hui au Royaume-Uni suite à une demande d’arrestation provisoire des États-Unis. Waldstein reste en liberté.

Weinzierl a occupé le poste de directeur général et Waldstein celui de dirigeant d’une banque autrichienne, et tous deux ont été membres du conseil d’administration d’une banque d’Antigua. Selon l’acte d’accusation, entre 2006 et 2016 environ, Weinzierl et Waldstein ont conspiré avec Odebrecht et d’autres pour blanchir de l’argent dans le cadre d’un stratagème visant à frauder l’administration fiscale brésilienne de plus de 100 millions de dollars d’impôts et à créer des caisses noires hors livres utilisées par Odebrecht pour verser des centaines de millions de dollars de pots-de-vin au profit de fonctionnaires du monde entier.

Selon l’acte d’accusation, Weinzierl, Waldstein et leurs co-conspirateurs ont utilisé des transactions frauduleuses et des accords fictifs pour transférer plus de 170 millions de dollars de comptes bancaires à New York détenus au nom d’Odebrecht, par l’intermédiaire de la banque autrichienne, vers des comptes bancaires de sociétés fictives offshore contrôlées secrètement par Odebrecht. Dans le cadre de ce stratagème, Odebrecht a utilisé les fonds occultes versés sur les comptes bancaires des sociétés écrans offshore pour payer des pots-de-vin. Odebrecht a faussement enregistré les centaines de millions de dollars de virements internationaux envoyés à la banque autrichienne comme des dépenses professionnelles légitimes et a déduit les paiements frauduleux des bénéfices globaux qu’elle a déclarés au Brésil, réduisant ainsi sa dette fiscale et échappant à plus de 100 millions de dollars d’impôts. Les comptes bancaires des sociétés fictives impliqués dans le stratagème et utilisés pour payer des pots-de-vin à des fonctionnaires étrangers étaient détenus dans la banque d’Antigua que Weinzierl, Waldstein et leurs co-conspirateurs contrôlaient et utilisaient pour promouvoir le stratagème. Weinzierl et Waldstein ont également fait transférer des millions de dollars de produits criminels de la banque d’Antigua à un compte de courtage situé aux États-Unis pour acheter des titres du Trésor américain et des actions et obligations de sociétés sur les marchés boursiers américains. En échange de leur rôle dans le système, Weinzierl et Waldstein ont perçu des commissions substantielles au profit des banques autrichienne et antiguaise.

Le 21 décembre 2016, Odebrecht a plaidé coupable devant le tribunal fédéral de Brooklyn à une information criminelle l’accusant d’avoir conspiré pour violer les dispositions anti-corruption de la loi sur les pratiques de corruption à l’étranger (FCPA) pour sa participation au système de corruption et de blanchiment d’argent.

Weinzierl et Waldstein sont accusés d’un chef d’accusation de conspiration pour blanchiment d’argent et de deux chefs d’accusation de blanchiment d’argent à des fins promotionnelles internationales. Weinzierl est également accusé d’un chef d’accusation pour avoir participé à une transaction portant sur des biens d’origine criminelle. S’ils sont reconnus coupables de tous les chefs d’accusation, Weinzierl et Waldstein encourent une peine maximale de 70 et 60 ans de prison, respectivement. Un juge du tribunal fédéral de district de Brooklyn déterminera la peine après avoir pris en compte les lignes directrices américaines en matière de peine et d’autres facteurs statutaires.

L’annonce a été faite par Nicholas L. McQuaid, assistant du procureur général par intérim de la division criminelle du ministère de la Justice, Mark J. Lesko, procureur par intérim du district Est de New York, et William F. Sweeney Jr, directeur adjoint responsable du bureau local du FBI à New York.

L’équipe du FBI chargée de la corruption internationale à New York enquête sur cette affaire.

Le procureur Michael Culhane Harper, de la section Fraude de la division criminelle, le procureur Michael B. Redmann, de la section Blanchiment d’argent et recouvrement d’actifs de la division criminelle, et l’assistante du procureur Julia Nestor, du bureau du procureur pour le district Est de New York, poursuivent l’affaire. Le Bureau des affaires internationales du ministère de la Justice et les autorités britanniques ont apporté une aide importante.

La section des fraudes est chargée d’enquêter sur toutes les affaires de FCPA et d’engager des poursuites. Pour de plus amples informations sur les efforts déployés par le ministère de la Justice pour faire respecter le FCPA, veuillez consulter le site www.justice.gov/criminal/fraud/fcpa.

La Kleptocracy Asset Recovery Initiative de la section Money Laundering and Asset Recovery de la Criminal Division a été créée pour poursuivre les blanchisseurs d’argent et confisquer les produits de la corruption d’agents publics étrangers et, le cas échéant, pour utiliser ces actifs récupérés au profit des personnes lésées par la corruption et l’abus de pouvoir. Les personnes disposant d’informations sur d’éventuels produits de la corruption étrangère situés aux États-Unis ou blanchis par l’intermédiaire de ce pays doivent contacter les services de police fédéraux ou envoyer un courriel à kleptocracy@usdoj.gov.

Un acte d’accusation n’est qu’une simple allégation et tous les accusés sont présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit prouvée au-delà de tout doute raisonnable devant un tribunal.