Le porte-avions USS Dwight D. Eisenhower et son Carrier Strike Group sont entrés en mer Méditerranée.

AUTEUR

TYLER DURDEN

CATEGORIES

POSTÉ LE

11 mars 2021

SOURCE

ZeroHedge

Cela en fait, actuellement, le porte-avions le plus proche du Moyen-Orient. Cela fait un certain temps que les États-Unis n’ont pas déployé l’un de leurs super-navires dans le golfe Persique ou à proximité.

À partir du printemps 2019, la marine américaine a reçu l’ordre public de maintenir une présence quasi-constante dans la région, comme si c’était quelque chose de nouveau.

Le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin, a annoncé qu’une révision de la posture globale était en cours, et qu’il serait reconsidéré si un porte-avions était même nécessaire dans la région. Pourtant, la Méditerranée est toute proche, et le retrait du Carrier Strike Group (CSG) du golfe Persique était une décision politique.

Le rêve de Lloyd Austin est d’avoir un CSG dans tous les points chauds du monde, mais les ressources ne le permettent pas.

Néanmoins, les États-Unis disposent du navire de guerre amphibie USS Makin Island (LHD-8) dans le golfe Persique, ainsi que d’un détachement d’avions de combat F-35B, ce qui leur assure une présence importante. En outre, il est sans aucun doute possible pour l’USS Dwight D. Eisenhower et son CSG d’opérer sans problème au Moyen-Orient, que ce soit en Syrie, en Irak ou ailleurs, depuis son lieu de déploiement actuel.

En Syrie même, en tant que principal concurrent des États-Unis, aux côtés de l’Iran, les forces russes se préparent à installer une base militaire permanente près de la ville de Palmyre, dans le désert de Badia. Ce projet n’est pas encore confirmé, mais d’après des photos satellites, il comporte un héliport en guise de piste d’atterrissage.

Cette base est probablement prévue pour soutenir l’Armée Arabe Syrienne (SAA) dans sa lutte contre ISIS et les forces armées turques.

Le 9 mars, la SAA a procédé à un bombardement intensif des positions des forces armées turques dans le village de Jabal Al-Zawiya, dans le sud d’Idlib.

Par ailleurs, des factions d’opposition pro-turques auraient contrecarré une tentative de la SAA d’avancer sur le front de Qalaat, dans la campagne nord de Lattaquié. Les attaques sont fréquemment réfutées dans les messages sur Twitter, mais nulle part ailleurs, ce qui montre que l’aile de propagande des forces pro-turques est très active.

Dans les jours qui ont précédé, la SAA se préparait à une grande poussée dans la province d’Alep.

Il s’agit vraisemblablement d’une tentative de formation d’un front unique, capable d’exercer une pression égale le long de la ligne de front et d’amincir les forces ennemies pour permettre une percée.

La Turquie et ses alliés ne manqueront pas d’opposer une forte résistance à toute avancée des SAA, mais jusqu’à présent, il semble que cela ne soit pas suffisant.