Twitter demande le rejet d’une action en justice intentée par une victime de trafic sexuel d’enfants et s’appuie pour cela sur la section 230.

AUTEUR

NATALIE WINTERS

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POSTÉ LE

13 mars 2021

SOURCE

The National Pulse

La section controversée de la loi sur la décence des communications (NDLR : Communications Decency Act – CDA), qui a récemment fait l’objet de critiques de la part des conservateurs, est un élément essentiel de l’argument de Twitter en faveur du rejet de l’affaire.

« Étant donné que la responsabilité présumée de Twitter repose ici sur son incapacité à retirer du contenu de sa plateforme, le rejet de la plainte avec préjudice est justifié pour ce seul motif », a fait valoir la plateforme de médias sociaux.

« L’action en justice, déposée en janvier, accuse la société de la Silicon Valley d’avoir sciemment bénéficié financièrement de la diffusion de documents relatifs à des abus sexuels lorsqu’elle n’a pas réagi immédiatement à de multiples plaintes et correspondances lui demandant de retirer le contenu illégal et blessant », résume l’Epoch Times.

« Twitter n’est pas un intermédiaire passif et inactif dans la distribution de ce matériel préjudiciable ; au contraire, Twitter a adopté un rôle actif dans la diffusion et la promotion et la distribution en connaissance de cause de ce matériel préjudiciable », note la poursuite avant de blâmer « les propres politiques, pratiques, modèle commercial et architecture technologique de Twitter. »

L’action en justice décrit également comment Twitter n’a pas signalé en temps utile les contenus relatifs à des abus sexuels sur des enfants, permettant ainsi à ces contenus d’être consultés plus de 167 000 fois et re-tweetés 2 200 fois avant d’être supprimés.

Twitter s’est défendu de ce retard en soulignant que le « simple volume » de Tweets postés sur la plateforme rendait « tout simplement impossible pour Twitter … de supprimer tous les contenus offensants immédiatement ou avec précision dans tous les cas. »