La vice-présidente Kamala Harris doit avoir une conversation en tête-à-tête sur « l’autonomisation des femmes » avec l’ancien président Bill Clinton, accusé de viol, vendredi.

NDLR : c’est une blague ? Personne n’oublie #LolitaExpress #Epstein #MonicaLewinsky

AUTEUR

KELLY SADLER

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POSTÉ LE

24 mars 2021

SOURCE

The Washington Times

Qui, à la Maison Blanche, a approuvé cette conversation ?

La rencontre fait partie de la 13e réunion annuelle de la Clinton Global Initiative University (oui, la Clinton Global Initiative existe toujours) et doit avoir lieu à l’université Howard, l’alma mater de Mme Harris. (NDLR : alma mater = l’école dont on est diplômé)

La réunion virtuelle « rassemblera 600 étudiants du monde entier qui ont pris des engagements d’agir – des initiatives nouvelles, spécifiques et mesurables qui répondent à des défis urgents », a écrit la Fondation Clinton dans un communiqué, et les sujets abordés comprendront « l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les femmes, et l’autonomisation des femmes et des filles aux États-Unis et dans le monde entier ».

N’y avait-il personne de mieux que M. Clinton pour avoir cette conversation ? Jeffrey Epstein ou Harvey Weinstein, peut-être ? L’ancien président Clinton a été destitué après avoir eu des relations sexuelles avec une stagiaire alors qu’il occupait le Bureau ovale. Il a été accusé de viol par Juanita Broaddrick et d’inconduite sexuelle par trois autres femmes.

Bien qu’il ait été écarté par la sénatrice démocrate Kristen Gillibrand et d’autres pendant le mouvement #MeToo, M. Clinton doit encore avoir une certaine influence sur la classe des donateurs, qui continue à financer la Clinton Global Foundation.

Et c’est peut-être la raison pour laquelle Mme Harris a cette conversation avec lui plutôt qu’avec sa fille Chelsea – ce qui serait une meilleure optique. Mme Harris suit l’argent.

Mme Harris, comme M. Clinton, est une créature de l’establishment démocrate et de la classe des donateurs – sinon, pourquoi le président Biden l’aurait-il nommée vice-présidente ? En Californie, elle était méprisée par la classe ouvrière et les électeurs démocrates ne l’ont pas appréciée lors des primaires présidentielles, où elle n’a même pas atteint les primaires de l’Iowa.

Pourtant, Mme Harris avait plus de donateurs milliardaires que tout autre candidat démocrate se présentant à la présidence l’année dernière. Comme le rapporte le magazine Jacobin, les grands donateurs de la Silicon Valley ont été très enthousiastes quant au choix de sa vice-présidente, étant donné ses « liens profonds et de longue date avec l’élite de la Silicon Valley », ce qui a permis aux chefs d’entreprise de pousser « un profond soupir de soulagement ».

« Parmi les donateurs de sa candidature ratée à la présidence figurent Marc Benioff de Salesforce, David Zapolsky, conseiller général d’Amazon, Brad Smith, président de Microsoft, Reid Hoffman, cofondateur de LinkedIn, Drew Houston, PDG de Dropbox, Evan Goldberg et Dorian Daley, directeurs d’Oracle NetSuite, Kelly Kramer, directeur financier de Cisco, Alex Stamos, ancien responsable de la sécurité de Facebook, et John Doerr, spécialiste du capital-risque », ajoute Jacobin.

La liste est encore longue, Politico faisant état d’autres anciens donateurs de Mme Harris, dont « Tony Fadell, cofondateur du fabricant de thermostats intelligents Nest ; Jony Ive, le gourou du design chez Apple ; Sean Parker, cofondateur de Napster et ancien président de Facebook ; et Brian Chesky, directeur général d’Airbnb, le service de partage de maison ».

Il est donc logique que M. Clinton veuille puiser dans son riche réservoir de donateurs et inviter Mme Harris à une conversation. Compte tenu de la vaste liste de donateurs de la Fondation Clinton, il est également logique que Mme Harris ait accepté.

Bien sûr, cette conversation portera sur « l’autonomisation des femmes », mais il ne s’agit en fait que d’échanger des informations sur les riches donateurs pour étoffer les vastes Rolodex de Mme Harris et de M. Clinton. C’est la priorité numéro 1 de l’establishment de Washington, après tout : continuer à faire rentrer de l’argent pour s’enrichir soi-même.