Anti-américain. » « Malade. » « Méprisable. »

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26 mars 2021

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Qu’est-ce qui a mis le président Joe Biden dans une telle colère ? Les enfants entassés comme des sardines dans les centres de détention à la frontière ? Les récentes fusillades de masse ? Les violations des droits de l’homme en Chine ?

Non. Joe Biden s’est emporté contre le fait que plusieurs États prennent des mesures pour réformer leurs lois électorales dans un sens qu’il n’apprécie pas.

« Ce qui m’inquiète, c’est que toute cette initiative est antiaméricaine. C’est malsain », a-t-il déclaré. « C’est malsain (…) de décider dans certains États que l’on ne peut pas apporter de l’eau aux personnes qui font la queue pour voter. Décider de mettre fin au vote à cinq heures, alors que les travailleurs sortent tout juste du travail. Décider qu’il n’y aura pas de vote par correspondance dans les circonstances les plus rigoureuses. »

« Les électeurs républicains que je connais trouvent cela méprisable », a-t-il ajouté plus tard. « Les électeurs républicains. »

Il n’avait pas fini. « Je suis convaincu que nous serons en mesure d’arrêter cela parce que c’est la chose la plus pernicieuse. Cela fait ressembler Jim Crow à Jim Eagle. C’est gigantesque, ce qu’ils essaient de faire. »

Alors, qu’est-ce que les États essaient de faire ? Tout d’abord, il convient d’éclaircir quelques points évoqués par Biden.

Il y a un débat en Géorgie sur une disposition concernant l’apport de nourriture et d’eau aux électeurs pendant qu’ils attendent de pouvoir voter. Est-ce anti-américain ? Pas si l’on considère que de tels « services » pourraient constituer une propagande électorale illégale. Mais peut-être que Biden pense aussi que ces restrictions sont anti-américaines.

L’heure de fermeture des bureaux de vote à 17 heures ? Il fait apparemment référence à un projet du Texas qui prévoit la fermeture des bureaux de vote à 17 heures pendant la première semaine de vote anticipé, mais qui resterait ouvert jusqu’à 19 heures pendant la deuxième semaine de vote anticipé. L’objectif de cette mesure est de créer une règle uniforme dans tout l’État, au lieu des grandes variations observées lors des dernières élections.

Et le « pas de vote par correspondance » est faux. Les États tentent de mettre un frein au vote par correspondance qui a causé d’énormes problèmes lors des dernières élections.

Quelles sont les autres dispositions anti-américaines que les États envisagent pour protéger leurs élections contre la fraude ? En Géorgie, un projet de loi exigerait que les électeurs joignent une photocopie d’une pièce d’identité acceptée à leur formulaire de demande de bulletin de vote et à leur vote par correspondance, au lieu d’une signature, afin d’éviter les problèmes de correspondance des signatures.

Méprisable !

Le projet de loi de l’Arizona, que le gouverneur Doug Ducey a signé la semaine dernière, améliorera l’exactitude des listes électorales de l’État en obligeant le secrétaire d’État à comparer les registres des décès avec les inscriptions sur les listes électorales et à radier les électeurs décédés. Il ajouterait une révision annuelle de la base de données des inscriptions électorales de l’État pour éliminer les noms des morts.

Malade !

Dans l’Iowa, le gouverneur Kim Reynolds a signé début mars un projet de réforme électorale qui exige que les bulletins de vote par correspondance arrivent avant la fermeture des bureaux de vote le jour du scrutin. Elle interdit aux auditeurs de comté d’envoyer des formulaires de demande de vote par correspondance aux électeurs, sauf si ces derniers en font explicitement la demande. Elle oblige les auditeurs et les responsables électoraux à appliquer les lois électorales de l’État et à suivre les directives fixées par le secrétaire d’État de l’Iowa, sous peine d’une amende pouvant atteindre 10 000 dollars en cas de non-respect.

Elle interdit également la « récolte des bulletins de vote », c’est-à-dire la collecte et la manipulation des bulletins de vote par correspondance des électeurs, ce que plusieurs États interdisent déjà, car cela favorise la fraude électorale généralisée.

Pernicieux !

La presse, bien sûr, a suivi à la lettre les points de discussion des démocrates sur ce sujet, écrivant sur chacune de ces mesures en termes de suppression d’électeurs, tout en félicitant les démocrates du Congrès pour leur projet de loi sur le « droit de vote ».

Mais comme nous l’avons noté dans cet espace, c’est Biden et compagnie qui tentent quelque chose de méprisable et d’anti-américain avec leur « For the People Act », également connu sous le nom de H.R. 1.

Ce projet de loi fédéraliserait les élections, obligeant les États à se conformer à des règles qui n’ont rien à voir avec l’accès des électeurs légitimes aux bureaux de vote, mais qui permettraient aux démocrates de voler plus facilement les élections. Nous avons noté que, entre autres choses, le H.R. 1 :

  • Oblige les États à mettre en œuvre l’inscription obligatoire des électeurs.
  • Oblige les États à autoriser tous les criminels à voter.
  • Exige que les États prolongent les périodes de vote anticipé, ce qui n’a aucun effet sur la participation.
  • Exige l’inscription des électeurs le jour même, ce qui encourage la fraude électorale.
  • Limite la capacité des États à coopérer pour voir qui est inscrit dans plusieurs États en même temps.
  • Interdit aux États d’adopter leurs propres lois sur le vote par correspondance.
  • Rend obligatoire l’envoi gratuit des bulletins de vote par correspondance.
  • Interdit effectivement les lois d’identification des électeurs des États.
  • Oblige les États à autoriser la collecte des bulletins de vote.

C’est cette tentative de prise de pouvoir par les démocrates qui est anti-américaine, pour la simple raison que la voie américaine a toujours été de laisser les États gérer leurs propres élections. C’est la meilleure solution, car les États sont mieux adaptés à cette tâche.

Alors, pourquoi Biden est-il si en colère ? Que les démocrates ne soient pas capables d’établir un État à parti unique ?