Il est intéressant que Reuters présente ces reculs. Il est d’autant plus intéressant que les détails de ces retours en arrière semblent prouver que le DOJ n’a jamais eu l’intention de gagner l’une ou l’autre de ces affaires, mais qu’il voulait plutôt faire avancer un récit politique sur les extrémistes par le biais de ses déclarations antérieures.

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SUNDANCE

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27 mars 2021

SOURCE

The Last Refuge

L‘approche consistant à construire un récit politique par le biais de fausses accusations et de surcharges au sein du DOJ est l’essence même du Lawfare. Le gouvernement dispose de ressources inépuisables des contribuables pour alimenter son armement politique du système judiciaire.

Le processus d’accusation devient alors la punition à dessein. Les cibles sont vidées de leurs ressources financières, parfois physiquement détenues sous de faux prétextes, puis le DOJ fait marche arrière lorsque les juges demandent enfin des preuves.

Le processus est la punition de l’affiliation politique. Le DOJ est entièrement militarisé. La majorité des Américains peuvent clairement voir ce qui se passe.

WASHINGTON (Reuters) – Les procureurs ont fait des déclarations sérieuses après l’attaque meurtrière du Capitole américain, disant qu’ils avaient des preuves que les émeutiers prévoyaient de tuer des élus, suggérant qu’un homme de Virginie présent dans le bâtiment avait reçu des directives pour gazer les législateurs et accusant un autre suspect d’avoir dirigé le chaos le 6 janvier avec des messages cryptés.

Mais le ministère de la Justice a depuis reconnu lors d’audiences au tribunal que certaines de ses preuves concernant l’émeute – menée par une foule de partisans de l’ancien président Donald Trump pour tenter de renverser sa défaite électorale – sont moins accablantes qu’il ne l’avait initialement indiqué.

[…] Le 19 janvier, les procureurs ont déclaré qu’ils pensaient que Thomas Caldwell, un officier de la marine américaine à la retraite originaire de Virginie, avait un « rôle de leader » au sein des Oath Keepers. Le FBI, dans une plainte pénale, a décrit des messages Facebook que Caldwell aurait envoyés et reçus « alors qu’il était au Capitole », dont l’un l’incitant à allumer le gaz et à arracher les planches.

« ‘Tous les membres sont dans les tunnels sous la capitale, scellez-les. Allumez le gaz », peut-on lire.

Un procureur de Floride a lu ces mots à haute voix en février dans le but de convaincre un juge de placer en détention deux des coaccusés de Caldwell. Les procureurs reconnaissent maintenant que Caldwell n’était même pas un membre cotisant des Oath Keepers et qu’ils n’ont pas de preuve qu’il ait jamais pénétré dans le Capitole.

Il y a aussi des questions sur les messages Facebook. L’avocat de Caldwell a déclaré dans un document déposé au tribunal le 10 mars que ces messages avaient été envoyés par deux hommes qui se trouvaient à plus de 100 km de là à l’époque et n’avaient aucun lien avec les Oath Keepers. Les commentaires étaient apparemment satiriques, bien que « de mauvais goût », a déclaré son avocat, et Caldwell n’y a jamais répondu. (lire la suite)

Ce modèle de surcharge de la Justice principale basé sur des réclamations fabriquées ou exagérées est cohérent avec leur exactement même activité dans l’enquête Trump-Russie. Le DAG Rosenstein a inculpé des personnages fictifs en Russie, puis a enterré l’ensemble de l’acte d’accusation d’une douzaine de personnes dans la division de la sécurité nationale, dont on n’a plus jamais entendu parler après le 13 juillet 2018….. Bien sûr, rien qu’à partir de l’acte d’accusation lui-même, les médias avaient les points de discussion dont ils avaient besoin.

Si vous êtes assez vieux pour vous souvenir de la propagande de l’ère soviétique environ cinq ans avant le mouvement de solidarité polonais, vous êtes assez vieux pour avoir un cadre de référence solide pour l’annonce de juillet 2018 du procureur général adjoint Rod Rosenstein. {GO DEEP}