La Russie a demandé mardi aux États-Unis de maintenir leurs navires de guerre loin de la Crimée « pour leur propre bien », qualifiant leur déploiement en mer Noire de provocation, rapporte Reuters.

NDLR : Les choses se réchauffent. Ça semble terriblement opportun, vous ne trouvez pas ? Le décor est peut-être planté pour un événement [effrayant] ? Q drop #521

AUTEUR

JOSEPH CHOI

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POSTÉ LE

13 avril 2021

SOURCE

The Hill

« Les États-Unis sont notre adversaire et font tout ce qu’ils peuvent pour saper la position de la Russie sur la scène mondiale », a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov, selon les agences de presse russes. « Nous ne voyons pas d’autres éléments dans leur approche. Telles sont nos conclusions. »

Reuters note que cette déclaration s’écarte du langage antérieur de Moscou décrivant les États-Unis comme « un partenaire ».

Le gouvernement turc a annoncé la semaine dernière que les États-Unis enverraient deux navires de guerre en mer Noire cette semaine en raison du renforcement des forces militaires russes le long de la frontière ukrainienne.

Les navires devraient arriver mercredi ou jeudi et resteront en mer Noire jusqu’au 4 mai.

La Russie a annexé la Crimée à l’Ukraine en 2014. Les combats entre les séparatistes soutenus par Moscou et les soldats ukrainiens ont repris le mois dernier, mettant fin à un cessez-le-feu qui avait été conclu par les deux groupes l’été dernier.

Les ministres des Affaires étrangères du Groupe des Sept (G-7) ont publié lundi une déclaration appelant la Russie à « cesser ses provocations » à la frontière entre l’Ukraine et la Russie.

« Nous appelons la Russie à cesser ses provocations et à désamorcer immédiatement les tensions conformément à ses obligations internationales », peut-on lire dans la déclaration des ministres des Affaires étrangères du G-7.

« En particulier, nous appelons la Russie à respecter les principes et les engagements de l’OSCE auxquels elle a souscrit en matière de transparence des mouvements militaires et à répondre à la procédure établie au titre du chapitre III du Document de Vienne », ajoute-t-elle, en référence à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.