Selon certains rapports, le sénateur de Géorgie Raphael Warnock a admis avoir signé de fausses informations dans un courriel de promotion d’une tierce partie concernant la nouvelle loi électorale de Géorgie, qui a été distribué après que le projet de loi ait été promulgué par le gouverneur Brian Kemp.

AUTEUR

IAN HAWORTH

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POSTÉ LE

13 avril 2021

SOURCE

The Daily Wire

Dans un article intitulé « How the corporate backlash to Georgia’s new voting law is shaping other fights around the country over the access to the polls » (NDLR : « Comment la réaction des entreprises à la nouvelle loi sur le vote en Géorgie est à l’origine d’autres luttes dans le pays pour l’accès aux bureaux de vote? »), le Washington Post rapporte que Warnock « a signé un courriel envoyé par le groupe de pression 3.14 Action après l’adoption de la loi, qui prétendait qu’elle mettait fin au vote par correspondance sans excuse et limitait le vote anticipé pendant les week-ends », qui étaient « des propositions précoces qui ne sont pas devenues loi ».

« Un porte-parole de la campagne de M. Warnock a déclaré que le sénateur avait signé sa déclaration quelques jours avant l’adoption de la loi, alors que ces dispositions étaient encore à l’étude », ajoute le Washington Post.

Les deux dispositions – la fin du vote par correspondance sans excuse et la restriction du vote anticipé pendant les week-ends – ont été envisagées mais n’ont pas été retenues dans le projet de loi final. Le vote par correspondance sans excuse est toujours autorisé, avec une fenêtre plus courte de 67 jours pour faire une demande, tandis que le vote anticipé a été étendu à 17 jours, dont deux samedis.

Le vote par correspondance sans excuse permet aux électeurs de demander des bulletins de vote par la poste pour n’importe quelle raison, tandis que certains États exigent des électeurs qu’ils fournissent une excuse acceptable.

« La déclaration a été publiée le 30 mars, cinq jours après que le gouverneur de Géorgie Brian Kemp, un républicain, a signé la loi finale », selon Fox News.

Le président Joe Biden a également été critiqué pour avoir diffusé des informations erronées concernant la loi controversée sur l’intégrité des élections en Géorgie. Le vérificateur de faits du Washington Post, Glenn Kessler, a mis en évidence deux fausses déclarations du président :

« Ce qui m’inquiète, c’est à quel point toute cette initiative est anti-américaine. C’est malsain. C’est malsain (…) de décider de mettre fin au vote à cinq heures, alors que les travailleurs sortent tout juste du travail », a déclaré M. Biden lors d’une conférence de presse le 25 mars, et « Parmi les aspects scandaleux de cette nouvelle loi d’État, elle met fin aux heures de vote anticipé, de sorte que les travailleurs ne peuvent pas voter après la fin de leur service », a-t-il ajouté dans une déclaration le 26 mars.

Le Washington Post a attribué à ces déclarations la note de « quatre pinocchios », que le Post définit simplement comme des « bobards ».

« Avec le projet de loi 202 du Sénat, la Géorgie fera un pas de plus pour garantir que nos élections sont sûres, accessibles et équitables », a déclaré le gouverneur Kemp en mars lorsqu’il a signé le projet de loi. « Garantir l’intégrité des urnes n’est pas partisan, il s’agit de protéger le fondement même de ce que nous sommes en tant que Géorgiens et Américains. »

Les principaux éléments de la loi sur l’intégrité des élections en Géorgie visent à améliorer la sécurité des bulletins de vote et à normaliser les variations qui se sont produites à travers l’État lors des élections de novembre, avec « une large discrétion accordée aux responsables locaux. » En outre, au lieu de la vérification des signatures, les Géorgiens qui souhaitent voter par correspondance devront désormais prouver leur identité au moyen d’un permis de conduire, d’un numéro d’identification de l’État ou d’une autre forme d’identification.