Un certain nombre de grands organismes de presse du monde entier, allant de Scientific American et The Columbia Journalism Review au Guardian et à Al Jazeera, ont signé un engagement à commencer à parler du « changement climatique » comme d’une « urgence climatique » dans leurs reportages.

NDLR : le narratif COVID leur echappe completement donc ils se rabattent sur le climat…

AUTEUR

CRAIG BANNISTER

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POSTÉ LE

14 avril 2021

SOURCE

MRC News Busters

« Scientific American s’est mis d’accord avec les principaux organes de presse du monde entier pour commencer à utiliser le terme ‘urgence climatique’ dans sa couverture du changement climatique », a annoncé lundi la publication dans un tweet adressé à ses 3,9 millions de followers vantant « l’impact que nous espérons qu’il puisse avoir dans tout le paysage médiatique ».

« Nous vivons dans une urgence climatique, et nous allons le dire », déclare le titre d’un commentaire de Scientific American publié lundi. Affirmant que le changement climatique est « la plus grande urgence environnementale à assaillir la terre depuis des millénaires », l’article annonce le changement de nom :

« Compte tenu des circonstances, Scientific American a convenu avec les principaux organes de presse du monde entier de commencer à utiliser le terme « urgence climatique » dans sa couverture du changement climatique. »

Scientific American rapporte que les organisations médiatiques ont signé une déclaration « coordonnée par Covering Climate Now, une initiative journalistique mondiale comptant plus de 400 partenaires médiatiques« . Les signataires sont :

  • Scientific American,
  • Columbia Journalism Review,
  • The Nation,
  • The Guardian,
  • Noticias Telemundo,
  • Al Jazeera,
  • Asahi Shimbun, et
  • La Repubblica

« Pourquoi ‘urgence’ ? Parce que les mots comptent. Pour préserver une planète vivable, l’humanité doit agir immédiatement », indique le communiqué.

« La réponse des médias à Covid-19 fournit un modèle utile », conseille le communiqué, notant comment les médias ont pu contrôler le récit et contraindre les Américains à se conformer aux règles de sécurité en qualifiant la pandémie d' »urgence ».

Si la déclaration n’interdit pas expressément l’utilisation du terme « changement climatique », elle exige que l’on parle d’une « urgence climatique ».

La déclaration complète d’accord de Climate Coverage Now pour coordonner la couverture climatique est présentée ci-dessous :

DÉCLARATION DE COVER CLIMATE NOW SUR L’URGENCE CLIMATIQUE

Le journalisme doit refléter ce que dit la science : l’urgence climatique est là.

Il est temps que le journalisme reconnaisse que l’urgence climatique est là.

Il s’agit d’une déclaration scientifique et non politique.

Des milliers de scientifiques – dont James Hansen, le scientifique de la NASA qui a mis le problème à l’ordre du jour en 1988, et David King et Hans Schellnhuber, anciens conseillers scientifiques des gouvernements britannique et allemand, respectivement – ont déclaré que l’humanité était confrontée à une « urgence climatique ».

Pourquoi « urgence » ? Parce que les mots ont de l’importance. Pour préserver une planète vivable, l’humanité doit agir immédiatement. Si nous ne réduisons pas la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, la chaleur extraordinaire, les tempêtes, les incendies de forêt et la fonte des glaces de 2020 deviendront la routine et pourraient « rendre une partie importante de la Terre inhabitable », selon un récent article de Scientific American.

La réponse des médias à Covid-19 fournit un modèle utile. Guidés par la science, les journalistes ont décrit la pandémie comme une urgence, décrit ses effets dévastateurs, dénoncé la désinformation et indiqué au public comment se protéger (avec des masques, par exemple).

Nous avons besoin du même engagement pour le récit du climat.

Nous, les soussignés, invitons les journalistes et les organismes de presse du monde entier à ajouter leur nom à cette déclaration de Covering Climate Now sur l’urgence climatique.