Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une vaste série de mesures prises par le gouvernement américain contre l’ingérence présumée de la Russie dans les élections.

NDLR : Regardez la panique de la banque centrale ! Ils se servent de l’etat d’urgence mis en place par Biden pour essayer d’arriver a leurs fins.

AUTEUR

NIKHILESH DE

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POSTÉ LE

15 avril 2021

SOURCE

Coindesk

Le département du Trésor américain sanctionne une organisation basée au Pakistan qui, selon lui, a été payée en devises numériques pour créer de fausses identités pour des membres de l’Internet Research Agency (IRA), une organisation russe accusée d’ingérence électorale et d’autres cyberattaques.

Dans le cadre d’une vaste série de mesures prises par le gouvernement américain pour faire face à l’ingérence présumée du gouvernement russe dans ses élections, le département du Trésor a annoncé jeudi qu’il allait identifier les adresses de monnaies numériques utilisées par Second Eye Solution (SES), autrement connu sous le nom de Forwarderz, qui aurait reçu quelque 2,5 millions de dollars à travers près de 27 000 transactions entre 2013 et mars 2021.

« Dans le cadre de l’inscription aujourd’hui de SES sur la liste des ressortissants spécialement désignés et des personnes bloquées (SDN List) de l’OFAC, l’OFAC identifie également les adresses en monnaie numérique utilisées par SES pour exécuter les commandes des clients afin d’aider les institutions financières, et leurs services de vérification d’identité tiers, à identifier les clients sur leurs plateformes qui ont acheté des documents d’identité frauduleux », indique le communiqué de presse du Trésor.

Suite à la publication de cet article, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) a publié une liste d’adresses et d’entités accusées de participer à ce stratagème. Les adresses comprennent le bitcoin, le bitcoin cash, le litecoin, l’ether, le zcash, dash et verge, avec un total de 28 adresses sur la liste.

En plus de SES, des adresses sont liées à l’Association pour la recherche libre et la coopération internationale (liée au ressortissant russe Yevgeniy Prigozhin, le financier présumé de l’IRA) et à Southfront, qui est lié au Service fédéral de sécurité russe.

Les États-Unis ont déjà accusé des responsables du gouvernement russe de s’être mêlés de leurs élections, et les mesures prises jeudi incluent officiellement des allégations selon lesquelles le Service de renseignement extérieur russe serait à l’origine de la cyberattaque massive de SolarWinds.

Un décret signé par le président Joe Biden mentionne également les crypto-monnaies comme un outil pouvant être utilisé pour contourner les sanctions américaines. Le décret stipule que toute personne qui utilise « des transactions ou des opérations trompeuses ou structurées pour contourner les sanctions des États-Unis, y compris par l’utilisation de monnaies ou d’actifs numériques ou par l’utilisation d’actifs physiques » doit être empêchée d’effectuer des transactions avec toute personne américaine (c’est-à-dire les citoyens américains ou les personnes résidant sur le sol américain) ou d’être payée par elle.

Les États-Unis ont déjà sanctionné des adresses cryptographiques à une poignée d’occasions, notamment en ajoutant précédemment des adresses de monnaies numériques et des personnes accusées d’avoir interféré avec les élections américaines pour le compte du gouvernement russe.

Parmi les autres ajouts à la liste des ressortissants spécialement désignés (SDN) figurent des trafiquants de drogue et des blanchisseurs d’argent présumés liés à des cyberattaques.