Le FBI a continué à espionner les Américains sans mandat.

NDLR : Les abus de la loi FISA étaient pires que ce que nous savions. Les victimes de crimes sont allées demander de l’aide au FBI. Le FBI a utilisé la base de données FISA pour les espionner. Ils ont même utilisé la base de données FISA sur des officiels du gouvernement. Tout ceci est lie a l’affaire Trump/Russie, aussi appelee Obamagate ou encore Dossier Steele…

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TECHNO FOG

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26 avril 2021

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Techno Fog

Un avis et une ordonnance de la Cour FISA déclassifiés aujourd’hui révèlent que le FBI a continué à abuser des « informations brutes obtenues dans le cadre de la FISA ». Après un examen de la Division de la sécurité nationale du DOJ, la Cour FISA a noté que « l’incapacité du FBI à appliquer correctement sa norme d’interrogation lors de la recherche d’informations acquises en vertu de la section 702 était plus répandue qu’on ne le pensait auparavant ».

Cet avis inclut ces conclusions :

Avril 2019 – juillet 2019 : un spécialiste de l’information technique du FBI a été impliqué dans des « incidents de conformité » en effectuant 124 requêtes d’informations acquises en vertu de la section 702 sur (1) des volontaires qui avaient demandé à participer à la « Citizens Academy » du FBI ; (2) des personnes qui devaient entrer dans le bureau de terrain pour effectuer des réparations ; et (3) des personnes qui ont déclaré avoir été victimes d’un crime.

Août 2019 – octobre 2019 : un bureau du groupe de travail du FBI « a effectué environ 69 requêtes utilisant des noms et des identifiants de personnes… » Les caviardages gardent secrète l’identité des victimes.

Autres violations :

  • Un analyste du renseignement du FBI a « effectué 110 requêtes pour obtenir des documents analytiques ».
  • Un autre analyste a effectué des requêtes inappropriées pour le « contrôle continu de sources humaines confidentielles » ainsi que des « requêtes trop larges » et « a omis par erreur de refuser de faire des requêtes sur des informations brutes obtenues par la FISA ».

Le juge James Boasberg, qui préside la Cour FISA, n’a pas trouvé grand-chose à redire à ces abus. En fait, Boasberg a conclu :

« La Cour est disposée à conclure une nouvelle fois que les requêtes inappropriées décrites ci-dessus ne remettent pas en cause sa décision antérieure selon laquelle, avec la mise en œuvre de l’exigence de documentation, les procédures de requête et de minimisation du FBI répondent aux exigences de la loi et du quatrième amendement ».

MAIS – Boasberg conclut ensuite que le gouvernement a signalé de nombreux incidents impliquant des recherches d’informations FISA sans mandat.

En d’autres termes, le FBI utilise les informations acquises dans le cadre de la FISA pour enquêter sur des crimes nationaux – et non sur des questions de renseignement étranger. Il s’agit notamment d’enquêtes sur « la fraude dans le domaine de la santé, le crime organisé transnational, les gangs violents, le terrorisme intérieur impliquant des extrémistes violents à motivation raciale, ainsi que des enquêtes relatives à la corruption publique et aux pots-de-vin ».

« Corruption publique et pots-de-vin. » Je souligne cette dernière partie parce qu’elle signifie que le FBI a continué à utiliser de manière inappropriée les informations acquises dans le cadre de la FISA pour espionner les représentants du gouvernement.

Comme nous l’avons déjà signalé, Boasberg a refusé de condamner l’ancien avocat du FBI Kevin Clinesmith à une peine de prison – même pas un jour – après que Clinesmith ait modifié un courriel de la CIA et menti à ce sujet à d’autres membres du FBI dans le cadre du renouvellement de la FISA de Carter Page. Le devoir de franchise accru de la FISA ne s’accompagne pas de sanctions plus sévères en cas de violation de ce devoir.

Après les dernières révélations d’abus et d’irresponsabilité, il est peut-être temps que le directeur du FBI – Wray, le juge Boasberg et la loi sur la surveillance du renseignement étranger ne soient plus là.