L’inflation mondiale se dirige vers l’emballement alors que l’indicateur principal des prix alimentaires qu’est l’indice des prix alimentaires de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a augmenté pour un 11e mois consécutif en avril, atteignant des niveaux jamais vus depuis mai 2014, les prix du sucre menant la hausse de l’indice principal.

AUTEUR

TYLER DURDEN

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POSTÉ LE

7 mai 2021

SOURCE

Zero Hedge

La FAO, basée à Rome, a publié jeudi des données montrant que l’indice des prix alimentaires, qui mesure les variations mensuelles d’un panier de céréales, d’oléagineux, de produits laitiers, de viande et de sucre, a bondi de 2 points, passant de 118,9 points en mars à 120,9 en avril.

Il s’agit d’un bond de 30,7 % en glissement annuel – la hausse la plus rapide depuis 2011…

La hausse du mois d’avril est principalement due à l’augmentation des prix du sucre, des huiles, de la viande, des produits laitiers et des céréales.

L’indice FAO des prix des céréales a progressé de 1,2 % en avril sur une base mensuelle et de 26 % sur une base annuelle. Les conditions de sécheresse en Argentine, au Brésil et aux États-Unis ont fait augmenter les prix du maïs de 5,7 % le mois dernier, tandis que les prix du blé sont restés stables. Les prix mondiaux du riz ont baissé le mois dernier.

L’indice FAO des prix des huiles végétales a augmenté de 1,8 % le mois dernier en raison de la hausse des prix du soja, du colza et de l’huile de palme, qui a compensé la baisse des prix de l’huile de tournesol.

Les prix du lait ont augmenté de 1,2 %, en raison d’une forte demande en Asie, tandis que l’indice de la viande a progressé de 1,7 %. La FAO a indiqué qu’il y avait une « demande solide » de viande bovine et ovine en Asie de l’Est.

Les idiots du bâtiment Marriner Eccles (NDLR : batiment ou la Fed est installee) semblent n’avoir aucun intérêt à lire l’abondante littérature établissant un lien entre la hausse des prix des denrées alimentaires et les périodes d’agitation sociale. En effet, vous remarquerez sur le graphique ci-dessous que la dernière forte hausse, entre le milieu de l’année 2010 et le début de l’année 2011, a coïncidé avec le début du printemps arabe, pour lequel l’inflation alimentaire est considérée comme un facteur contributif.

Jim Reid de la DB nous rappelle que les marchés émergents sont plus vulnérables à cette tendance, car leurs consommateurs consacrent une part bien plus importante de leurs revenus à l’alimentation que ceux des pays développés.

L’inflation est toujours un phénomène monétaire, et cette fois-ci, ce n’est pas différent. Les banquiers centraux parlent d’effets transitoires, mais nous ne sommes pas d’accord.