En janvier 2020, alors que l’Organisation mondiale de la santé insistait sur le fait que le COVID-19 n’était pas transmissible entre les humains et que le Dr Anthony Fauci déclarait que le risque que le virus représentait pour le public américain était « faible« , les responsables des National Institutes of Health s’efforçaient de limiter les dégâts après qu’une étude controversée – et aujourd’hui retirée – ait suggéré que des « insertions » semblables au VIH étaient incluses dans le SRAS-CoV-2.

AUTEUR

TYLER DURDEN

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POSTÉ LE

1 juin 2021

SOURCE

ZeroHedge

L‘étude, intitulée « Uncanny similarity of unique inserts on the 2019-nCoV spike protein to HIV-1 gp120 and Gag » (NDLR : « L’étrange similitude des inserts uniques de la protéine de pointe de 2019-nCoV avec la gp120 et la Gag du VIH-1 »), indique que des segments de l’ARN du virus n’ont aucun rapport avec d’autres coronavirus tels que le SRAS, et semblent plutôt se rapprocher du VIH.

Plus précisément :

Pour étudier plus avant si ces insertions sont présentes dans tout autre coronavirus, nous avons effectué un alignement de séquences multiples des séquences d’acides aminés de la glycoprotéine de pointe de tous les coronavirus disponibles (n=55) [se référer au tableau S.File1] dans NCBI refseq (ncbi.nlm.nih.gov) ; ceci inclut une séquence de 2019-nCoV [Fig.S1]. Nous avons constaté que ces 4 insertions [insertions 1, 2, 3 et 4] sont uniques au 2019-nCoV et ne sont pas présentes dans les autres coronavirus analysés.

Nous avons ensuite traduit le génome aligné et constaté que ces insertions sont présentes dans tous les virus 2019-nCoV de Wuhan, à l’exception du virus 2019-nCoV de la chauve-souris comme hôte [Fig.S4]. Intrigués par les 4 inserts hautement conservés uniques au 2019-nCoV, nous avons voulu comprendre leur origine. À cette fin, nous avons utilisé l’alignement local de 2019-nCoV avec chaque insert comme requête par rapport à tous les génomes de virus et nous avons considéré les résultats avec une couverture de séquence de 100%. Étonnamment, chacun des quatre inserts s’est aligné sur de courts segments des protéines du virus de l’immunodéficience humaine 1 (VIH-1).

L’article, désormais retiré, a suscité l’intérêt de plusieurs journalistes, dont Zero Hedge (dont le compte Twitter a été banni un jour après que nous ayons mis à jour notre couverture de l’article, au motif que nous avions « doxé » un scientifique chinois dans un rapport précédent).

Grâce à une récente demande de Freedom of Information Act (FOIA) pour les courriels de Fauci, nous savons maintenant que les National Institutes of Health étaient non seulement au courant du rapport indien, mais qu’ils discutaient activement de la façon de le traiter.

Dans un courriel du 31 janvier, Issam Ahmed, de l’AFP, demande au Dr Barney Graham, immunologiste des NIH, un commentaire :

« Un contact m’a dit que vous seriez peut-être prêt à donner votre avis sur cet article qui vient d’être publié. Il suggère que le nouveau coronavirus possède quatre inserts similaires au VIH-1 et que ce n’est pas une coïncidence« , peut-on lire dans le courriel.

Graham transmet immédiatement la correspondance au Bureau des communications et des relations gouvernementales (OCGR), en déclarant : « Nous ne voulons pas répondre à cette question sans une contribution de haut niveau, mais nous voulions vous informer de la controverse croissante. »

Deux jours plus tard, Jennifer Routh de l’OCGR répond, disant à Graham : « L’OCGR va envoyer une note au journaliste pour qu’il refuse, en précisant que le document n’est pas évalué par les pairs. Veuillez nous faire savoir si vous recevez des demandes similaires. »

Ce même dimanche matin, Fauci est mis dans la boucle – avec Sir Jeremy Farrar transmettant l’article de Zero Hedge après avoir mentionné comment le directeur de l’Organisation mondiale de la santé Tedros Adhanom et le chef de cabinet de l’organisation étaient en « conclave » – apparemment sur la façon de gérer le récit – notant  » S’ils tergiversent [conneries au public], j’apprécierais un appel avec vous plus tard ce soir ou demain pour réfléchir à la façon dont nous pourrions aller de l’avant « .

« Vous avez une minute pour un appel rapide ? » Fauci répond, après avoir qualifié le journal indien de « vraiment farfelu ».

Bien sûr, l’article indien a été rapidement retiré par ses auteurs, et l’idée que le COVID-19 ait pu être fabriqué par l’homme est devenue radioactive – pour un temps.

En avril dernier, le Dr Luc Montagnier – lauréat du prix Nobel de médecine en 2008 pour avoir « découvert » le VIH comme cause de l’épidémie de sida – affirmait que le SRAS-CoV-2 est un virus manipulé, sorti accidentellement d’un laboratoire de Wuhan, en Chine.

« Avec mon collègue, le bio-mathématicien Jean-Claude Perez, nous avons soigneusement analysé la description du génome de ce virus à ARN », explique Luc Montagnier, interrogé par le Dr Jean-François Lemoine pour le podcast quotidien de Pourquoi Docteur, ajoutant que d’autres ont déjà exploré cette piste :

Des chercheurs indiens ont déjà tenté de publier les résultats des analyses qui montraient que le génome de ce coronavirus contenait des séquences d’un autre virus, … le virus HIV (virus du sida), mais ils ont été contraints de retirer leurs conclusions, la pression des media mainstream étant trop forte.

L’intrigue s’est encore épaissie lorsqu’une étude réalisée par des scientifiques chinois et publiée en mai 2020 a révélé que le nouveau coronavirus utilise la même stratégie que le VIH pour échapper aux attaques du système immunitaire humain.

Puis, en juin dernier, l’ancien chef du MI-6, Sir Richard Dearlove, a déclaré qu’il pensait que le COVID-19 était un virus fabriqué par l’homme, contenant des sections « insérées » qui se sont accidentellement échappées d’un laboratoire chinois, selon le Telegraph.

Mais Sir Richard, 75 ans, a attiré l’attention sur un article scientifique publié cette semaine par une équipe de chercheurs norvégiens et britanniques qui prétendent avoir découvert des indices dans la séquence génétique du Covid-19 suggérant que des éléments clés ont été « insérés » et pourraient ne pas avoir évolué naturellement.

Intitulée « A Reconstructed Historical Aetiology of the SARS-CoV-2 Spike », la nouvelle étude, vue par The Telegraph, suggère que le virus est « remarquablement bien adapté à la coexistence humaine » et qu’il est probablement le résultat d’une expérience du laboratoire de Wuhan visant à produire des « virus chimériques très puissants ».

L’article conclut : « Désormais, ceux qui soutiennent que la pandémie de Covid-19 est née d’un transfert zoonotique doivent expliquer précisément pourquoi ce compte rendu plus parcimonieux est erroné avant d’affirmer que leurs preuves sont convaincantes, surtout lorsque, comme nous le montrons également, il y a des erreurs déroutantes dans leur utilisation des preuves. » –The Telegraph

Le gouvernement australien a annulé la poursuite du développement d’un vaccin COVID-19 en décembre 2020 après que plusieurs participants aux essais aient eu des tests faussement positifs pour le VIH.

Plus récemment, deux virologues européens ont déclaré avoir trouvé des « empreintes » génétiques qui prouvent que le COVID-19 a été fabriqué par l’homme.

Le professeur britannique Angus Dalgleish, connu pour avoir créé le premier « vaccin contre le VIH », et le virologue norvégien Birger Sørensen, président de la société pharmaceutique Immunor, qui a publié 31 articles évalués par des pairs et détient plusieurs brevets, ont écrit qu’en analysant des échantillons de virus l’année dernière, ils ont découvert des « empreintes digitales uniques » sous la forme de « six inserts » créés par la recherche sur le gain de fonction à l’Institut de virologie de Wuhan, en Chine.

Ils concluent également que le SRAS-Coronavirus-2 n’a « aucun ancêtre naturel crédible » et qu’il est « au-delà de tout doute raisonnable » que le virus a été créé par « manipulation en laboratoire ».

On ne peut qu’imaginer ce que le NIH et Fauci disent de cette théorie maintenant.