WASHINGTON, D.C., 14 mai (C-Fam) Une agence des Nations Unies est à nouveau plongée dans la controverse pour un récent rapport suggérant qu’il n’y a pas de preuve concluante que les enfants exposés à la pornographie subissent des dommages.

Publication originale le 14/05/2021.

AUTEUR

ALEXIS I. FRAGOSA

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POSTÉ LE

1 juin 2021

SOURCE

C-Fam

Le rapport publié par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) traite de la manière dont les politiques gouvernementales peuvent être utilisées pour protéger les enfants contre les contenus préjudiciables, abusifs et violents en ligne. Sa conclusion se fonde sur une étude européenne portant sur 19 pays de l’UE, qui a révélé que, dans la plupart des pays, la plupart des enfants ayant vu des images pornographiques n’étaient « ni bouleversés ni heureux ». En fait, le rapport sur lequel s’appuie l’UNICEF indique que 39 % des enfants espagnols étaient heureux après avoir vu de la pornographie.

Les combattants de la lutte contre le porno ne sont pas d’accord avec les données de l’UNICEF. « Le rapport de l’UNICEF ne tient pas compte du vaste ensemble de recherches démontrant les méfaits de la pornographie sur les enfants. En ignorant les véritables méfaits de la pornographie, l’UNICEF joue à la roulette avec la santé et la sécurité des enfants », a déclaré Lisa Thompson, vice-présidente et directrice de l’Institut de recherche du National Center on Sexual Exploitation.

L’organisation de Lisa Thompson, qui fournit des recherches spécialisées pour éclairer les décisions politiques visant à mettre fin aux abus et à l’exploitation sexuels des femmes et des enfants, a constaté que la pornographie peut être un facteur central de ces abus.

« La pornographie grand public contient d’horribles abus sexuels, des viols, des incestes, du racisme, autant de choses que les enfants ne devraient pas consommer », poursuit Thompson. « L’évaluation superficielle de l’UNICEF sur les impacts de la pornographie sur les enfants ne remet pas en cause le discours politique selon lequel la pornographie est inoffensive et, par conséquent, met les enfants en danger. »

L’étude 2020 sur les enfants en ligne de l’UE a conclu que certains enfants et jeunes « recherchent intentionnellement des contenus sexuels » pour diverses raisons et que le fait de voir des images sexuelles « peut également représenter une occasion » de répondre à des questions sur la puberté et l’identité sexuelle. L’étude encourage à « voir les nuances » qui conduisent les enfants à rechercher et à regarder des contenus sexuels en ligne.

L’UNICEF affirme que tout effort visant à empêcher les enfants d’accéder à la pornographie en ligne pourrait porter atteinte à leurs droits fondamentaux. L’UNICEF fonde cette affirmation sur une interprétation extensive du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

L’UNICEF affirme également que le fait de demander une vérification de l’âge pour accéder à la pornographie en ligne pourrait empêcher les enfants d’accéder à ce qu’il appelle « l’éducation sexuelle vitale ». Il convient de noter que les critiques accusent l' »éducation sexuelle complète » d’être pornographique et nuisible aux enfants.

La publication de ce rapport par l’UNICEF intervient quelques jours seulement après que l’Agence américaine pour le développement international a annoncé le renouvellement de son partenariat de longue date avec l’UNICEF, s’engageant à verser 300 millions de dollars supplémentaires pour le financement direct des programmes. Les États-Unis sont le plus grand donateur gouvernemental de l’UNICEF, avec un financement de près de 994 millions de dollars en 2020 pour des programmes humanitaires et de développement.

L’UNICEF s’est généralement joint à la poussée féministe aux Nations Unies pour réclamer l’avortement. L’agence pour l’enfance a été fondée pour aider les enfants déplacés après la Seconde Guerre mondiale. Les critiques disent que l’UNICEF s’est éloigné de sa vision fondatrice, et que cet appel à l’accès des enfants à la pornographie sous couvert de droits de l’homme et d’éducation sexuelle souligne ce changement. À une certaine époque, le Saint-Siège a cessé de faire un don symbolique annuel à l’UNICEF.