Nous prenons au sérieux les attaques des médias sociaux contre nos journalistes et les sujets de nos articles.

NDLR : encore une preuve que les gens se reveillent, et ne se laissent plus avoir par la propagande ! La mafia mediatique essaie de se faire passer pour une victime. On ne va pas plaindre ces journalistes qui passent leur temps a proteger les gouvernements plutot que de faire leur travail correctement.

AUTEUR

BRODIE FENLON

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POSTÉ LE

17 juin 2021

SOURCE

CBC

Il est amplement démontré que la santé mentale de nombreux Canadiens est fragile et a besoin d’attention après 16 mois de confinement en cas de pandémie, de fermeture d’écoles et d’incertitude économique.

Les journalistes ne sont pas différents. Certains articles récents sur le bien-être des journalistes chargés de couvrir une crise qu’ils vivent également ont incité nombre d’entre nous à se regarder dans le miroir pour faire le point sur notre santé.

Au stress et à l’anxiété des journalistes s’ajoutent le vitriol et le harcèlement auxquels nombre d’entre eux sont confrontés sur les plateformes de médias sociaux et, de plus en plus, sur le terrain. Comme l’a écrit André Picard dans une récente chronique, « Pour les journalistes, les plateformes comme Twitter peuvent être un excellent moyen de trouver des sources et de promouvoir leur travail, mais aussi un cloaque de haine. De plus en plus souvent, les journalistes sont aussi agressés physiquement. »

La présidente de CBC/Radio-Canada, Catherine Tait, a également écrit sur l’augmentation des agressions contre les journalistes sur les médias sociaux, en particulier les femmes et les journalistes de couleur, et sur la menace que ces attaques représentent pour la liberté d’expression et la démocratie.

Si le discours public est un test décisif de la santé d’une société, la conversation sur les médias sociaux suggère que nous avons un problème. C’est une chose pour nos journalistes de faire face à la toxicité sur ces plateformes. C’en est une autre pour les membres de notre public qui tentent de s’engager et de discuter de notre journalisme de le rencontrer sur des plateformes telles que Facebook et Twitter, où il est presque garanti qu’ils seront confrontés à la haine, au racisme et aux abus.

C’est pourquoi, à partir de mercredi et pour le mois prochain, nous fermerons les commentaires sur tous les liens d’actualité et les vidéos publiés sur les pages Facebook appartenant à la division journalisme de la CBC (Nouvelles, Affaires courantes et Locales).

Nous avons construit des audiences importantes sur les plateformes de médias sociaux grâce à nos comptes de programmes et de nouvelles. Ce sont des moyens essentiels pour atteindre les Canadiens, et nous croyons qu’il faut y servir du contenu aux gens comme nous le faisons à la télévision, à la radio, sur le Web et dans les applications. En fait, certains de nos canaux sociaux affichent des chiffres records, une portée accrue et un engagement croissant auprès de millions de Canadiens.

Mais comme la conversation s’est dégradée sur ces plateformes, nous nous retrouvons à limiter ce que nous y affichons. Nous savons que certaines histoires attireront des commentaires odieux et haineux. La vérité est que nous consacrons une quantité considérable d’attention et de ressources à tenter de modérer nos publications sur Facebook. Cela pèse lourdement sur notre personnel, qui doit s’enfoncer dans la boue afin de maintenir une conversation saine pour les autres.

Ce n’est pas viable.

Les commentaires restent ouverts sur CBCNews.ca

Nous voulons voir si nous pouvons utiliser Facebook de manière plus sélective au cours de ce test de quatre semaines. Pouvons-nous être plus intentionnels ? Pouvons-nous réduire le préjudice et l’impact des conversations ?

Pouvons-nous appliquer ce que nous avons appris avec Facebook à d’autres plateformes tierces où les commentaires sont un problème, comme Twitter ou YouTube ?

En tant que radiodiffuseur public responsable, nous devons prendre des décisions stratégiques intelligentes qui mettent en balance notre mandat d’informer, de divertir et d’éclairer le peuple canadien et le préjudice que les commentaires peuvent causer à notre public, à notre personnel et à nos sujets.

Cette expérience nous donnera l’occasion de publier sur Facebook davantage d’histoires couvrant un éventail d’expériences vécues, de pensées politiques et de sujets sans craindre d’être submergés par des commentaires et des attaques négatives.

Ce test de quatre semaines fournira également des données précieuses et d’autres informations sur la façon dont le changement de notre utilisation des commentaires sur Facebook peut – ou ne peut pas – avoir un impact sur la façon dont nos histoires vous atteignent.

Nous continuons d’accueillir les commentaires sur notre site Web, CBCNews.ca, où nous disposons de plus d’outils de modération et où nous pouvons mieux nous concentrer sur l’offre d’un dialogue respectueux sur nos articles.

Comme toujours, nous vous tiendrons informés de nos efforts pour améliorer l’expérience de la CBC pour vous et pour notre personnel.

La promesse d’un radiodiffuseur public comme CBC/Radio-Canada est de permettre au plus grand nombre de Canadiens possible d’accéder à nos reportages et à notre couverture sur les plateformes de leur choix. Cependant, nous prenons très au sérieux les attaques contre notre personnel et les sujets et principes de nos reportages.