L’enquête menée en France portera sur dix chefs d’accusation différents, notamment l’existence d’une violation de la vie privée, à l’aide du logiciel malveillant Pegasus.

NDLR : Ne trouvez-vous pas intéressant qu’apparemment la plupart des journalistes impliqués dans le piratage de Pegasus travaillent pour des médias libéraux tels que le Financial Times, CNN, le New York Times, The Economist, Reuters, Agence France Presse, Le Monde, France Television… ?

1 an delta samedi prochain (4620) nous le rappelle : Seuls ceux qui pouvaient [peuvent] être contrôlés [via BLACKMAIL ou des croyances similaires] ont été installés à des postes de direction critiques dans tous les postes de contrôle et de commandement [CCP] politiques et non politiques.

Alors… Que se passe-t-il lorsque ceux qui détenaient des positions de POUVOIR (& d’INFLUENCE) ne tirent plus les ficelles ?
Que se passe-t-il lorsque le « BLACKMAIL » (= chantage) ne fonctionne plus ?
Devenez vous un BOULET ?

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AFP

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21 juillet 2021

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Paris : Les procureurs de Paris ont déclaré mardi qu’ils avaient ouvert une enquête sur les allégations selon lesquelles les services de renseignement marocains ont utilisé le logiciel de surveillance israélien Pegasus pour espionner plusieurs journalistes français.

L’enquête portera sur dix chefs d’accusation différents, notamment l’atteinte à la vie privée, l’accès frauduleux à des appareils électroniques personnels et l’association de malfaiteurs.

Le site d’investigation Mediapart a déposé lundi une plainte en justice concernant les allégations d’espionnage, que le Maroc a démenties, et l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaine a déclaré qu’il envisageait de faire de même.

Une enquête menée conjointement par le Washington Post, le Guardian, Le Monde et d’autres médias, sur la base d’une liste de 50 000 numéros de téléphone ayant fait l’objet d’une fuite, a affirmé lundi que l’espionnage dans le monde entier à l’aide de la technologie du groupe NSO avait été beaucoup plus étendu qu’on ne le pensait.

Mediapart a révélé que les téléphones de son fondateur Edwy Plenel et d’un de ses journalistes figuraient parmi ceux visés par les services de renseignement marocains.

Dans un article publié lundi, elle affirme que le Maroc a « violé la vie privée de deux journalistes, porté atteinte au métier d’informer et à la liberté des médias, volé et exploité des données personnelles et professionnelles. »

Une trentaine de journalistes et de patrons de médias français auraient été ciblés par les services de sécurité marocains, dont des employés du Monde, du Figaro, de France Télévisions et de l’Agence France-Presse, rapporte Le Monde.

Le Maroc a démenti ces allégations, affirmant qu’il « n’a jamais acquis de logiciels informatiques pour infiltrer des dispositifs de communication ».

Le pays est classé 136e sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse de 2021, et les journalistes y « continuent de faire l’objet d’un harcèlement judiciaire », selon le groupe de défense de la liberté des médias Reporters sans frontières.

Les journalistes qui font des reportages sur la monarchie au pouvoir, la corruption ou les événements dans la région contestée du Sahara occidental sont connus pour faire l’objet d’une surveillance particulière.

Le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, a déclaré à la radio publique française que « ces actes sont extrêmement choquants et, s’ils sont avérés, extrêmement graves ».

Il a ajouté que la France était « extrêmement attachée à la liberté de la presse » et que toute tentative de restreindre la liberté d’informer des journalistes était « très grave ».

L’enquête conjointe sur Pegasus a identifié au moins 180 journalistes dans 20 pays qui ont été sélectionnés pour un ciblage potentiel entre 2016 et juin 2021.