Le groupe d’attaque du porte-avionUK shouldn’t tempt own fate in South China Sea: Global Times editorial
s britannique Queen Elizabeth est entré dimanche dans la mer de Chine méridionale par le détroit de Malacca. Il n’a pour l’instant rien fait de particulier qui puisse attirer l’attention du public. Le Washington Examiner, un média américain de droite, a publié le 23 juillet un article dans lequel on pouvait lire : “La question de savoir si la “relation spéciale” entre la Grande-Bretagne et les États-Unis est vraiment si spéciale… dépend en grande partie d’un test de 12 miles en mer de Chine méridionale – plus précisément, si le Premier ministre Boris Johnson envoie ou non un navire de guerre britannique à moins de 12 miles du territoire artificiel chinois.” Plus tôt, le Royaume-Uni a déclaré que la Grande-Bretagne ne cherchait pas une “confrontation”. Il s’agit plutôt d'”exercer son droit à la liberté de navigation”, selon la BBC.

NDLR : Le PCC se sert de la mafia mediatique chinoise pour adresser des menaces aux armees Anglaises et Americaines ainsi qu’a leurs allies…

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30 juillet 2021

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Global Times

La navigation du groupe d’attaque du porte-avions Queen Elizabeth en mer de Chine méridionale est un effort du Royaume-Uni pour montrer sa présence dans la région. Nous mettons sérieusement en garde ce groupe : Ils sont tenus de faire preuve de retenue et d’obéir aux règles. Veuillez suivre les voies de navigation internationales actuelles et rester à au moins 12 miles nautiques des îles et récifs chinois.

Les navires de guerre américains ont à plusieurs reprises pénétré illégalement dans les 12 milles marins des îles chinoises en mer de Chine méridionale. Jusqu’à présent, la Chine a fait preuve de la plus grande retenue. Pourtant, cela ne signifie pas que nous tolérerons de telles provocations à long terme, ni que les alliés des États-Unis peuvent tirer des leçons de la posture dangereuse de ces derniers. La Chine est susceptible d’intensifier ses tentatives d’expulsion des navires de guerre à tout moment. À l’avenir, l’arrêt de ce comportement intrusif qui viole les eaux territoriales chinoises est une lutte que la Chine est destinée à intensifier.

Nous conseillons aux alliés des États-Unis d’être particulièrement prudents, de se tenir à une distance suffisante des lignes rouges de la Chine et de s’abstenir d’aller de l’avant. Il faut leur dire sans ambages que si leurs navires de guerre se comportent de manière effrénée comme le fait l’armée américaine en mer de Chine méridionale, ils risquent fort de devenir un exemple de la Chine défendant sa souveraineté et son intégrité territoriale – comme l’indique une expression chinoise populaire : En exécuter un comme un avertissement pour cent.

Il va sans dire que la Chine a renforcé ses capacités militaires en mer de Chine méridionale. Il ne s’agit pas seulement du déploiement de navires de guerre dans la région, mais aussi de préparatifs militaires systématiques. La distance entre les points chauds de la mer de Chine méridionale et le continent chinois est idéale pour l’utilisation des divers missiles à moyenne portée de la Chine. Les États-Unis et leurs partisans auraient tort de se contenter de compter qui possède le plus de porte-avions et de chasseurs dans la région. Ces porte-avions seraient très vulnérables aux conflits militaires extrêmes.

La mer de Chine méridionale est un canal de transport maritime international, et sa liberté de navigation a historiquement été pleinement réalisée. En vertu du droit international, les navires de guerre, y compris ceux des États-Unis et de leurs alliés, ont pu traverser la mer de Chine méridionale sans entrave. Mais si ces navires veulent exercer une pression géopolitique et construire un mur pour contenir la Chine le long de ces lignes de navigation, ces navires de guerre seront confrontés à la Chine. Et l’intensité de cette confrontation est appelée à augmenter constamment.

L’idée même d’une présence britannique dans la mer de Chine méridionale est dangereuse. Nous respectons le droit de passage en mer de Chine méridionale accordé par le droit international aux forces militaires de tous les pays, y compris le Royaume-Uni.

Toutefois, si Londres tente d’établir une présence militaire dans cette région d’importance géopolitique, cela ne fera que perturber le statu quo dans la région. Et le Royaume-Uni n’a tout simplement pas la capacité de remodeler la situation en mer de Chine méridionale. Pour être précis, si le Royaume-Uni veut jouer le rôle d’intimidateur de la Chine dans la région, il se rabaisse lui-même. Et s’il y a une action réelle contre la Chine, il s’attend à une défaite.

Nous devrions également donner ce conseil à l’Australie et au Japon. Pour la communauté internationale, tout d’abord, il y a une voie de navigation dans la mer de Chine méridionale. Ensuite, il y a des différends territoriaux entre différents pays de la région. En ce qui concerne les différends, la Chine et les autres pays de la région s’efforcent de parvenir à un code de conduite en mer de Chine méridionale afin de résoudre pacifiquement ou de gérer efficacement ces différends. En résumé, il s’agit d’une affaire entre pays de la région. Les pays extérieurs à la région devraient se contenter d’utiliser la voie de circulation, au lieu de prendre l’initiative de différends.

Les États-Unis veulent “jouer un rôle” en mer de Chine méridionale, ce qui témoigne de leur hégémonie et fait de la région une nouvelle ligne de front de la lutte entre grandes puissances. Dans la mer de Chine méridionale, la Chine mettra fin à la lutte entre les forces hégémoniques et anti-hégémoniques avec les États-Unis. Tous les autres pays situés en dehors de la région sont invités à se tenir à l’écart de cette confrontation afin d’éviter toute “blessure accidentelle”.