Le prince saoudien veut que les États-Unis le rassurent sur leur engagement.

AUTEUR

JASON DITZ

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POSTÉ LE

13 septembre 2021

SOURCE

Antiwar

Des images satellite montrent que plusieurs batteries de missiles précédemment déployées en Arabie saoudite, notamment des batteries THAAD et des missiles Patriot, ont été retirées de la zone. Les images montrent que le retrait a eu lieu vers la fin du mois d’août.

Le secrétaire de presse du Pentagone, John Kirby, a confirmé par la suite que les moyens de défense aérienne avaient été “redéployés”, mais n’a pas fourni de détails. Les missiles se trouvaient sur la base aérienne du Prince Sultan, près de Riyad.

Le prince saoudien Turki al-Faisal a critiqué cette décision, déclarant que les États-Unis ne devaient pas déplacer les missiles Patriot hors du royaume et que la nation avait besoin d’être rassurée sur l’engagement militaire américain.

Faisal a déclaré que le moment était mal choisi pour que les États-Unis retirent leurs missiles, “alors que l’Arabie saoudite est victime d’attaques de missiles et de drones, non seulement du Yémen, mais aussi de l’Iran“.

L’invasion saoudienne du Yémen étant en cours, les Houthis ont lancé des missiles et des drones en représailles, bien que ceux-ci se trouvent principalement dans le sud de l’Arabie saoudite, à bonne distance du déploiement américain. La seule relation avec l’Iran est que les Saoudiens ont tendance à blâmer l’Iran pour ce que font les Houthis, au motif qu’ils sont tous deux chiites.

Le moment choisi pour les redéploiements peut également être significatif, car il précède la publication de nouveaux documents sur le 11 septembre liés à l’implication des Saoudiens. Les documents, comme d’habitude, tentent de ne pas impliquer directement le gouvernement saoudien dans la conclusion, mais avec des Saoudiens si lourdement impliqués dans chaque étape du complot, l’administration a peut-être décidé que c’était le bon moment pour fournir de manière moins visible un soutien militaire aux Saoudiens.