Shalev Hulio, qui a fondé la société il y a 11 ans, devient « président mondial » et vice-président du conseil d’administration ; il laisse entendre qu’il s’agit d’un soutien financier important ou d’une entrée en bourse.

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1 novembre 2021

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The Times Of Israel

Le PDG de la société israélienne de logiciels d’espionnage NSO Group, qui a fait à plusieurs reprises la une des journaux du monde entier ces dernières années en raison des allégations selon lesquelles son puissant logiciel de piratage a été utilisé pour violer les droits de l’homme, va se retirer de son poste, a rapporté Channel 12 News dimanche.

Shalev Hulio, qui a fondé la société il y a 11 ans, devient « président mondial » et Isaac Benbenisti, actuel co-président, prend le poste de PDG. Hulio, 39 ans, deviendra également vice-président du conseil d’administration. Les changements prévus au sein de la direction ont été révélés au personnel lors d’une réunion d’entreprise, selon la chaîne.

Dans ses nouvelles fonctions, Hulio supervisera l’élargissement de l’orientation de NSO des cybertechnologies offensives aux cybertechnologies défensives, ont indiqué des sources à la chaîne.

NSO a développé Pegasus, un outil capable d’activer la caméra ou le microphone d’un téléphone et d’en récolter les données. Selon des allégations répétées, le logiciel est utilisé pour violer les droits de l’homme.

NDLR : on vous parlait de Pegasus au mois de Juillet 2021 ici et ici.

La société a été au centre d’une tempête en juillet après qu’une liste d’environ 50 000 cibles potentielles de surveillance dans le monde a été divulguée aux médias.

NSO a été accusée d’avoir vendu le logiciel espion aux gouvernements d’Azerbaïdjan, du Bahreïn, du Kazakhstan, du Mexique, du Maroc, du Rwanda, d’Arabie saoudite, de Hongrie, d’Inde et des Émirats arabes unis, qui l’ont utilisé pour pirater les téléphones de dissidents, de journalistes et de militants des droits de l’homme.

NSO a insisté sur le fait que son logiciel était destiné à être utilisé uniquement dans la lutte contre le terrorisme et d’autres crimes, et que la liste de cibles signalée n’était pas liée à l’entreprise.

Au début du mois, un désaccord est apparu avec la France, qui soupçonne que le logiciel a été utilisé pour pirater les téléphones du président français Emmanuel Macron et d’autres hauts fonctionnaires français.

Le mois dernier, le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a minimisé les critiques concernant la réglementation israélienne de NSO Group, mais a promis d’intensifier les efforts pour s’assurer que le logiciel espion controversé de la société ne tombe pas entre de mauvaises mains.

Lors de la réunion de l’entreprise dimanche, Hulio a déclaré que le conseil d’administration avait approuvé l’ouverture de négociations en vue d’un investissement potentiel dans l’entreprise, ainsi que l’examen de la possibilité d’entrer en bourse. Plus tôt cette année, il a été rapporté que NSO envisageait une sortie à la bourse de Tel Aviv ou au NASDAQ. À l’époque, Hulio avait déclaré qu’il quitterait son poste de PDG si une telle démarche était entreprise.