Le ministère de la Défense construit une nouvelle salle d’audience pour les procès pour crimes de guerre à Guantánamo Bay qui ne permettra pas au public d’y pénétrer, rapporte le New York Times.

NDLR : L’expansion de Gitmo se poursuit. Biden n’est PAS aux commandes sinon il aurait deja arrete cela.

AUTEUR

THEODORE BUNKER

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30 décembre 2021

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Newsmax

La salle d’audience, la deuxième de la base militaire, permettra également à deux juges militaires de présider simultanément des procédures distinctes. Pour les affaires plus importantes, comme le procès de cinq hommes accusés d’avoir planifié les attaques terroristes du 11 septembre 2001, les audiences se dérouleront dans la salle actuelle, accessible au public par une galerie.

La nouvelle chambre, qui coûte environ 4 millions de dollars, serait utilisée pour des affaires plus petites. Une galerie n’a pas été incluse dans la nouvelle chambre, ce qui, selon le Pentagone, est dû au coût supplémentaire impliqué, ce qui signifie que les gens ont besoin d’une autorisation secrète pour entrer.

Ron Flesvig, un porte-parole du Bureau des commissions militaires, a déclaré au Times qu’en raison de l’absence de galerie physique, le personnel du tribunal travaille sur une « galerie virtuelle avec de multiples angles de caméra affichés simultanément. »

La nouvelle salle d’audience diffusera également une vidéo différée des procédures dans un bâtiment séparé où les membres du public pourront regarder. Ce délai permet au juge ou à un responsable de la sécurité de mettre en sourdine tout élément confidentiel susceptible d’être révélé au cours de la procédure ; il est également utilisé pour la diffusion des procédures dans la salle d’audience actuelle.

Le Times note qu’il s’agit de la dernière d’une série de mesures visant à restreindre l’accès du public à la base, qui a également interdit les photographies de certains endroits qui étaient auparavant visibles par le public et a rendu les installations pénitentiaires du temps de guerre inaccessibles aux journalistes. Le journal rapporte également que certains incidents survenus dans la salle d’audience actuelle n’ont pu être vus que par ceux qui se trouvaient à l’intérieur de la salle, la vidéo ayant été coupée, notamment un incident au cours duquel un accusé peu coopératif a été immobilisé sans sa prothèse de jambe.