Malgré les accords internationaux qui réglementent les activités dans le domaine de la recherche biologique, sur ce sujet, tout comme sur celui des armes chimiques, les États-Unis restent un pays de double standard. On ne sait pas de manière fiable quel type de recherche, en particulier celle liée aux virus mortels, est menée par l’armée américaine, ni où.

NDLR : Article interessant a lire pour bien comprendre pourquoi on parle des biolaps Americains en Ukraine : https://www.actuintel.com/2022/02/28/les-laboratoires-biologiques-americains-en-ukraine/

AUTEUR

LEONID SAVIN

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POSTÉ LE

1 mars 2022

SOURCE

Strategic Culture Foundation

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Après les attaques terroristes de New York en septembre 2001, les menaces biologiques ont été utilisées pour effrayer l’Amérique.

La situation de l’envoi de lettres contenant de la poudre avec des spores d’anthrax a été portée au niveau de l’hystérie publique. Cela s’est produit environ une semaine après les attaques contre le World Trade Center à New York, ce qui a créé l’illusion qu’il existait un lien entre les deux événements, unis par le thème de la menace du « fondamentalisme islamique« . Dix ans plus tard, en 2011, des documents déclassifiés du FBI ont montré que les spores de l’anthrax avaient été développées à l’Institut de recherche médicale sur les maladies infectieuses de l’armée américaine.

En dix ans, le nombre de laboratoires américains engagés dans le développement de moyens de protection contre le bioterrorisme, selon la version officielle, est passé de 20 à 400. Des centres biologiques secrets sont apparus en Afrique et en Amérique latine, des laboratoires biologiques de fonction inconnue ont ouvert en Ukraine et en Géorgie, et il est également prévu d’ouvrir un centre biologique au Kazakhstan en 2015. La majorité de ces activités sont supervisées par le Pentagone.

Un accord entre les États-Unis et la Géorgie sur la coopération dans le domaine de la prévention de la prolifération des technologies, des agents pathogènes et de l’expertise liés au développement d’armes biologiques a été signé en 2002. En 2004, il a été décidé de construire un « laboratoire de référence en santé publique » dans le village d’Alekseevka, près de Tbilissi. La cérémonie officielle d’ouverture, le 18 mars 2001, s’est déroulée en présence du secrétaire adjoint à la défense pour les programmes de défense nucléaire, chimique et biologique, Andrew Weber.

En termes de développement de la recherche biologique, l’Ukraine présente un intérêt particulier pour l’armée américaine. Immédiatement après la victoire de la première révolution de couleur, un accord global a été signé entre le ministère de la santé ukrainien et le ministère de la défense américain sur la rénovation des installations biologiques en Ukraine. En 2008, un plan a été élaboré pour l’octroi d’une aide américaine au ministère ukrainien de la santé et, en octobre 2009, un concept de développement pour un « programme de réduction de la menace biologique » a été proposé.

Avec le soutien des États-Unis, le premier centre biologique en Ukraine a été inauguré le 15 juin 2010 dans le cadre de l’Institut de recherche anti-peste Mechnikov à Odessa, en présence de l’ambassadeur américain John Tefft. Le centre d’Odessa s’est vu attribuer un niveau permettant de travailler avec des souches utilisées dans le développement d’armes biologiques. En Ukraine, le stockage décentralisé d’agents pathogènes dangereux est une pratique courante. À cet égard, une question se pose : pourrait-il y avoir un lien entre les travaux menés dans ce centre et le meurtre de masse de personnes dans le bâtiment du syndicat d’Odessa le 2 mai 2014 ? Un certain nombre de militants locaux et de médias ont déclaré qu’une substance inconnue avait été utilisée ce jour-là pour tuer un grand nombre de personnes.

En Ukraine, rien qu’en 2013, des biolaboratoires ont été ouverts à Vinnytsia, Ternopil, Uzhhorod, Kiev, Dnepropetrovsk, Simferopol, Kherson, Lviv (trois laboratoires en même temps dans cette ville !) et Lugansk avec le soutien des États-Unis.

Aujourd’hui, les biolaboratoires du Pentagone sont rassemblés autour de la Russie en demi-cercle.

En 2012, la modernisation d’un biolaboratoire en Azerbaïdjan a été réalisée, également avec le soutien des États-Unis. La création de centres similaires en Ouzbékistan et au Kirghizistan figure également dans les plans de l’Amérique. Il semblerait que Ken Alibek, ancien microbiologiste de l’armée soviétique et aujourd’hui citoyen américain, après avoir émigré en Amérique au début des années 1990 et transmis des informations secrètes aux Américains sur le programme militaro-biologique de l’Union soviétique, sera chargé du centre biologique au Kazakhstan. Depuis son retour au Kazakhstan en 2010, M. Alibek dirige un département de l’université Nazarbayev ; il est en même temps PDG de National Medical Holdings JSC.

L’accent mis par les activités américaines sur la création de centres biologiques dans les États voisins de la Russie est mis en évidence par le fait suivant. En 2010, le Centre transeuropéen de détection des agents de menace biologique (TECDOBA) a été créé sous la direction du Laboratoire commun finno-russe de biotechnologie (JBL) à Turku. Contrairement à ce qui s’est passé en Géorgie et en Ukraine, les travaux du centre ont été planifiés en partenariat avec la Russie, et le projet a été approuvé par le gouvernement finlandais. Il a cependant été rapidement fermé, sans qu’aucune raison ne soit donnée. Des sources privées ont révélé que le projet avait été fermé sur ordre direct de Washington, au moment même où les États-Unis s’apprêtaient à ouvrir un biolaboratoire en Géorgie.

Ce ne sont pas seulement le Pentagone et des services spéciaux américains qui sont impliqués dans cette guerre biologique secrète, mais aussi des sociétés membres de l’Alliance pour la biosécurité. Ce groupe de sociétés comprend Bavarian Nordic, Cangene Corporation, DOR BioPharma, Inc, DynPort Vaccine Company LLC, Elusys Therapeutics, Inc, Emergent BioSolutions, Hematech, Inc, Human Genome Sciences, Inc, NanoViricides, Inc, Pfizer Inc, PharmAthene, Siga Technologies, Inc, et Unither Virology LLC. Ils font tous partie de ce que l’on appelle les « Big Pharma ». Ce terme fait référence à une structure ramifiée dans laquelle les intérêts des membres du Congrès américain sont liés aux intérêts des industries pharmaceutiques et militaires américaines.