Une combinaison de retards de semis dans les plaines du nord des États-Unis et au Canada en raison d’un temps détrempé, une période de sécheresse en Europe occidentale, le chaos en Ukraine et des conditions météorologiques difficiles en Inde, ont perturbé les marchés mondiaux du blé, faisant grimper les prix à Minneapolis à leur plus haut niveau depuis 2008.

AUTEUR

TYLER DURDEN

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POSTÉ LE

9 mai 2022

SOURCE

ZeroHedge

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Le blé de printemps est utilisé pour fabriquer des bagels, de la pâte à pizza, des petits pains et des croissants, entre autres spécialités. Le prix du boisseau a atteint son plus haut niveau en 14 ans lundi matin, à 12,31 $, en raison des craintes de retards de semis dans les plaines du nord des États-Unis et au Canada, en raison de conditions anormalement humides.

De l’autre côté de l’Atlantique, une sécheresse de trois semaines sévit en Europe occidentale et ajoute à l’incertitude pour le blé. Selon Bloomberg, Météo France s’attend à ce que la France soit frappée par « une chaleur de type estival cette semaine ».

Le conseiller Agritel, basé à Paris, suggère que même si les cultures de blé ont été en grande forme. La dernière vague de sécheresse pourrait faire baisser le classement des cultures, compte tenu des perspectives météorologiques actuelles et des semaines de sécheresse.

« Le déficit hydrique croissant en France suscite des inquiétudes au sein d’un marché déjà tendu », a indiqué Agritel dans une note sur les matières premières.

Outre l’Europe, l’Inde a envisagé d’interrompre ses exportations de blé en raison de la forte canicule qui a endommagé les cultures.

« La situation est clairement tendue en termes de disponibilité sur la scène internationale, malgré la récolte très prometteuse attendue en Russie », a ajouté Agritel.

Il y a ensuite la Russie et l’Ukraine. Toutes deux sont responsables d’un quart des exportations mondiales de blé et ont été perturbées par l’invasion du pays d’Europe orientale par Moscou. L’Ukraine, à elle seule, représente 10 % des exportations mondiales de blé.

Les conditions météorologiques et les problèmes géopolitiques laissent penser que les récoltes mondiales de blé pourraient subir des pressions à mesure que les stocks mondiaux diminuent. Cette situation pourrait continuer à peser sur les prix des cultures et entraîner une hausse des prix des denrées alimentaires. Il s’agit d’une situation dont les banques centrales mondiales ne pourront pas se sortir en imprimant.