Publication originale le 16/06/2022.

  • Aimee Harris fait l’objet d’une enquête pour avoir vendu le journal intime d’Ashley Biden après que la fille du président l’ait oublié dans un « centre de transition » de Palm Beach.
  • Dans de précédentes déclarations, les Biden affirmaient avaient signalé le vol de ce journal intime lors d’un prétendu cambriolage, mais DailyMail.com a appris que Harris ne faisait pas l’objet d’une enquête pour vol.
  • « C’est le fait d’avoir vendu cet objet personnel qui pourrait être considéré comme un délit. Et le fait qu’Ashley soit la fille du président porte l’affaire à un niveau juridique supérieur », a déclaré une source bien placée.
  • Harris, 39 ans, a emménagé dans un centre de Palm Beach et a trouvé le journal sous le matelas peu après le départ d’Ashley pour Philadelphie en 2020.
  • Elle aurait ensuite fait circuler le journal intime lors d’une collecte de fonds républicaine avant de le vendre pour 40 000 dollars à l’organisme d’extrême droite Project Veritas.
  • Le journal intime contenait des informations choquantes et sensibles, dont des détails sur sa toxicomanie chronique, son addiction au sexe et son « hyper-sexualisation » dans son enfance.
  • « Je me souviens avoir eu des relations sexuelles avec des amis alors que j’étais jeune ; des douches avec mon père (probablement inappropriées) », écrit-elle dans une note de janvier 2019.

AUTEUR

JOSE LAMBIET, JOSH BOSWELL

CATEGORIES

POSTÉ LE

22 juin 2022

SOURCE

The Daily Mail

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En Floride, une femme qui avait trouvé le journal intime d’Ashley Biden fait l’objet d’une enquête du FBI, non pas pour avoir volé le journal, mais pour l’avoir vendu, a appris DailyMail.com.

Le contenu explosif du journal intime révèle notamment que pour Ashley, le fait d’avoir pris des douches avec son père, Joe Biden, alors sénateur, dans sa jeunesse, a pu contribuer à son addiction au sexe.

« Je me souviens avoir eu des relations sexuelles avec des amis alors que j’étais jeune ; des douches avec mon père (probablement inappropriées) », écrit-elle dans une note de janvier 2019.

Après un séjour en cure de désintoxication, la fille du président, aujourd’hui âgée de 41 ans, a effectué un bref séjour dans un foyer de Palm Beach généralement fréquenté par des toxicomanes en phase de sevrage, et y a laissé son journal intime lorsqu’elle est retournée vivre à Philadelphie en juin 2020.

Aimee Harris, 39 ans, mère célibataire de deux enfants, elle aussi tout juste sortie de cure de désintoxication, y a emménagé quelques semaines plus tard et a trouvé le journal sous le matelas.

Harris aurait montré le journal intime lors d’un événement de collecte de fonds républicain et l’aurait vendu pour 40 000 dollars à de l’organisme d’extrême droite Project Veritas.

La fille du président y écrit qu’elle a été « hypersexualisée très jeune », détaille sa toxicomanie chronique, ses liaisons hors mariage, comment ses finances étaient « à sec » et comment elle a fait pleurer Joe Biden qui s’inquiétait pour elle juste avant un débat des primaires démocrates.

Ses écrits révèlent également qu’Ashley a peut-être consommé des drogues alors qu’elle participait à la campagne pour la candidature de son père à la présidentielle de 2019.

Il a été publié sur un site d’information de droite moins de deux semaines avant l’élection de 2020, mais n’avait suscité que peu de réactions à l’époque.

Le New York Times a d’abord fait état d’une enquête du Département de la justice portant sur le journal intime en novembre 2021, confirmant que le journal était authentique.

Mais le New York Times s’est gardé de préciser dans son article que ses pages contenaient des informations particulièrement troublantes, selon lesquelles la propre fille du président estimait que les douches qu’il aurait prises avec elle avaient pu contribuer à provoquer son addiction au sexe.

L’article du New York Times de novembre indiquait qu’un représentant de la famille Biden avait déclaré que le journal intime et d’autres objets appartenant à Ashley avaient été volés lors d’un prétendu cambriolage.

Mais une source proche de l’enquête a déclaré au DailyMail.com que Harris ne faisait pas l’objet d’une enquête pour vol.

« Les fédéraux ne prétendent pas qu’il était illégal de trouver le journal », a déclaré cette même source. « Ils ne disent pas non plus qu’Aimee a volé quoi que ce soit.

Mais c’est le fait qu’elle ait vendu un objet privé qui pourrait être considéré comme un délit ». Et le fait qu’Ashley soit la fille du président porte l’affaire à un niveau juridique supérieur.

Harris se serait associée à un ami, Robert Kurlander, condamné pour blanchiment d’argent, afin de vendre le journal intime à Project Veritas, connu pour ses actions en sous-main contre des politiciens démocrates et des organisations affiliées.

Contacté à son domicile de Jupiter, M. Kurlander s’est refusé à tout commentaire.

Ashley est la plus jeune des enfants de Biden et la seule née de son mariage avec la première dame Jill Biden. Les dates consignées dans son journal intime vont du 25 janvier au 18 septembre 2019, alors qu’elle était âgée d’une trentaine d’années.

Dans une note du 30 janvier, Ashley a parlé de son addiction au sexe la veille de sa réunion avec les alcooliques anonymes.

« J’ai toujours été folle des garçons », écrit-elle. « Hyper-sexualisée très jeune… Je me souviens avoir été quelque peu sexualisée avec [un membre de la famille] ; je me souviens avoir eu des relations sexuelles avec des amis quand j’étais jeune ; des douches avec mon père (probablement inappropriées) ».

Bien qu’elle ait envisagé la possibilité que Joe ait pu avoir un comportement inapproprié avec elle lorsqu’elle était enfant, Ashley semblait à d’autres moments reconnaissante envers ses parents.

« J’ai replongé. Encore, put… », écrit-elle le 16 mars. « La différence cette fois-ci, c’est que je l’ai dit à Elizabeth, à maman et à papa ce matin. Maman et papa étaient inquiets mais m’ont vraiment soutenue. J’ai tellement de chance de les avoir à mes côtés ».

Mais quatre mois plus tard, sa toxicomanie chronique la conduit au bord de la faillite et provoque les larmes de son père.

« Mon père a pleuré au téléphone en disant qu’il avait son débat dans une semaine et qu’il devait maintenant s’inquiéter pour moi », raconte-t-elle dans une note du 27 juillet.

« Et il pleurait. Peut-être qu’il sait ce qu’il fait et que ça a marché, mais mes sentiments de culpabilité sont souvent énormes ».

Elle ajoute que ses finances sont « à sec » et sous une liste intitulée « Rancune », elle écrit « Papa – $, contrôle ». Sous une deuxième liste intitulée « Blessée », elle écrit « Papa – se faire du mal, mentir ».

Ashley avait également de sérieux problèmes dans son mariage.

D’après son journal intime, elle avait des liaisons avec d’autres hommes que son mari, le chirurgien Howard Krein, aujourd’hui âgé de 55 ans.

« Je suis en train de parler d’un autre homme alors que je suis mariée ! C’est tellement bizarre tout ça », rédige-t-elle en février 2019.

« J’ai commencé à sortir avec un nouveau type… C’était agréable de pouvoir embrasser un autre homme »

« Pourquoi est-ce que je me sens comme ça, est-ce que j’ai besoin de plus de temps pour essayer de comprendre ? Est-ce que cela veut dire que je suis toujours amoureuse de mon mari ? »

D’autres notes suggèrent qu’elle a peut-être participé à la campagne de Joe Biden tout en continuant à consommer des drogues.

Le 1er août 2019, Ashley écrit : « Il est temps de rentrer à la maison et de préparer la campagne. Quartier général à Philadelphie – passé une bonne partie de ce temps sur la route. Le travail est dur. Rien ne ressemble à ce sentiment de hâte / euphorie / excitation d’obtenir (sic). Il faut que je trouve un moyen de m’échapper ».

Mais deux semaines plus tard, elle écrit que cela faisait seulement cinq jours qu’elle n’avait pas pris de drogue.

« Je suis anxieuse et je ne sais pas trop d’où ça vient… peut-être le « manque » de substances – cela fait 5 jours complets. Je n’avais pas tenu aussi longtemps depuis un bon moment », écrit-elle.

« Je pense que la plus longue période d’abstinence a été de 10 jours depuis mars dernier, en gros », ajoute-t-elle plus tard, bien qu’elle se soit promis qu’après son séjour au centre de désintoxication Caron en Pennsylvanie ce mois-là, elle ne prendrait plus jamais de drogues.

Sollicité pour un commentaire, un porte-parole d’Ashley Biden a déclaré au DailyMail.com : « Nous refusons de nous impliquer dans une telle enquête, qui ne mérite tout simplement pas de réponse ».

La fille du président a un long passé d’arrestations et de scandales liés à la drogue.

Elle a été arrêtée en 1999 pour possession de marijuana, alors qu’elle était une étudiante de 18 ans à l’université Tulane à la Nouvelle-Orléans. Elle a été libérée moyennant une caution de 1000 dollars, et le procureur local n’a pas engagé de poursuites.

Deux ans plus tard, la fille du président a de nouveau été arrêtée pour consommation d’alcool par un mineur dans le comté de Howard, dans le Maryland. Elle a été placée sous mandat d’arrêt après non-présentation à l’audience pour cette accusation.

Ashley a ensuite plaidé coupable et a été condamnée à une amende de 125 dollars.

Les dossiers judiciaires indiquent que, plus tard en 2001, elle a été expulsée de son domicile à la Nouvelle-Orléans.

Elle a connu un troisième démêlé avec la justice en août 2002, lors de son arrestation pour avoir fait obstruction à des officiers qui tentaient de maîtriser une bagarre dans un bar de Chicago.

Elle aurait « empêché l’officier de passer et fait des déclarations intimidantes » après que l’un des agresseurs ait jeté une bouteille sur la police.

En mars 2009, un informateur anonyme a présenté au New York Post une vidéo montrant Ashley en train de sniffer de la cocaïne à une soirée dans le Delaware ce même mois. Le journal a refusé d’acheter la vidéo mais a publié un article à ce sujet.

Le journal a relaté que dans la vidéo, une femme ressemblant à Ashley sniffait des lignes de poudre blanche sur un bureau avec une paille rouge, et criait ensuite « Ferme ta gueule » aux autres personnes présentes dans la pièce.

Le Post a rapporté que les avocats qui défendaient la vidéo pour leur client ont déclaré : « À un moment de la vidéo, elle se plaint que la ligne n’est pas assez grande » et « elle parle de son père », ajoutant qu’on leur avait offert 250 000 dollars pour la séquence.

DailyMail.com n’a pas pu obtenir ni vérifier ces images de manière indépendante. L’avocat représentant le vendeur aurait renoncé à représenter son client peu après la révélation des faits.

Tout comme Ashley, Aimee Harris luttait contre l’addiction et se trouvait en grande difficulté financière en 2019.

Selon les archives judiciaires du comté de Palm Beach, elle était incapable de payer le loyer de 900 dollars pour sa modeste maison à Lake Worth, en Floride. Des sociétés de cartes de crédit l’avaient suivie depuis la Virginie-Occidentale et la relançaient pour des factures impayées.

En 2014, elle fuit une relation prétendument abusive avec l’héritier des chewing-gums Wrigley’s, William DeGray III, l’accusant selon des documents judiciaires de l’avoir frappée, de lui avoir craché dessus et d’avoir jeté son téléphone contre un mur.

Harris a ensuite eu deux enfants avec Chris Bove, fils d’une personnalité de Palm Beach et d’un important concessionnaire Chevrolet de Rhode Island. Mais cette relation a également fini au tribunal.

Bove, 35 ans, a déposé une demande en urgence pour obtenir la garde de sa fille Grace, 6 ans, et de son fils Dylan, 5 ans, en 2018, affirmant que Harris ne prenait plus ses médicaments contre sa bipolarité. Il a affirmé qu’elle avait menacé de noyer les enfants dans les eaux voisines de l’Intracoastal Waterway et de leur « frapper la tête contre un mur », qu’elle lui avait lancé des téléviseurs et avait fait des trous dans les murs.

Un juge du comté de Palm Beach, quelque peu sceptique face à ces allégations, a ordonné un partage des droits parentaux, prévoyant pour chaque parent deux jours avec et deux jours ans les enfants.

Harris et Bove se sont mutuellement accusés de consommer des drogues et, selon une source proche de l’affaire, Harris s’est inscrite dans un centre de désintoxication à Delray Beach, en Floride, en 2020.

« Le dossier parle de lui-même », a déclaré Bove lorsqu’il a été contacté pour un commentaire.

Lors de sa sortie en juillet de cette année-là, un ancien patient a permis à Harris de rester quelques semaines dans une maison à Lake Worth, non loin du centre de désintoxication – la même maison qu’Ashley avait quittée un mois plus tôt.

C’est là, sous le matelas, qu’elle a trouvé le journal intime ainsi qu’un sac de sport rempli de vêtements sales.

Le livre contenant des informations choquantes, embarrassantes et sensibles sur la fille du futur président est tombé dans les mains de Harris au moment où elle tentait de conserver la garde de ses enfants.

Bove avait accusé Harris de ne pas respecter le partage des responsabilités parentales pendant des semaines, et en août 2020, son avocat de l’époque, John Schutz, a déposé une plainte contre elle pour factures impayées.

Désespérée, Harris contacte son ami Robert Kurlander, 58 ans, déjà condamné pour blanchiment d’argent de la drogue dans les années 1990.

Selon la source, les deux avaient échafaudé un plan pour vendre le document aux responsables du parti républicain en vue de trouver un avantage pour l’élection présidentielle de novembre.

Kurlander, qui vit dans une maison à 1,2 million de dollars dans la banlieue cossue de West Palm Beach, à Jupiter, a obtenu que Harris et lui-même soient invités à une collecte de fonds pour la campagne Trump de septembre 2020, à quelques kilomètres de sa maison.

La réception était organisée par une femme d’affaires de la région, Elizabeth Fago, qui venait d’être nommée par Trump à un siège au National Cancer Advisory Board.

Selon la source, le journal intime a circulé parmi les invités de la collecte de fonds et un invité en a souligné les passages les plus salaces.

Le FBI a interrogé Fago, 71 ans, selon une source proche de l’enquête.

Le Times a rapporté que trois jours avant l’événement, la fille de Fago avait contacté Project Veritas sur leur ligne téléphonique.

Harris et Kurlander ont pris l’avion pour New York avec le journal intime et ont rencontré des responsables de Veritas dans un hôtel du West Side de Manhattan, selon le Times.

Veritas a alors acheté les droits de publication du journal pour 40 000 dollars, versant 20 000 dollars chacun à Harris et Kurlander.

Mais le fondateur de l’organisation, James O’Keefe, a décidé de ne pas le publier, déclarant dans un courriel interne que ce serait « considéré comme un coup bas » – avant de tenter, sans succès, de l’utiliser comme moyen de pression pour une interview avec Joe Biden.

Une copie du journal a été divulguée par un employé de Veritas au site d’information de droite National File, qui en a publié des extraits le 24 octobre 2020, quelques jours avant l’élection. Le site a par la suite mis en ligne l’intégralité du journal intime.

Les Biden ont déclaré le vol du journal intime et d’autres effets personnels, ce qui avait déclenché une enquête du ministère de la Justice.

Un an plus tard, en novembre 2021, des agents fédéraux ont fait une descente au domicile d’O’Keefe et à celui de deux responsables de Veritas.

Selon les documents judiciaires, les procureurs ont suggéré que l’organisation était complice du vol des effets personnels d’Ashley.

Veritas nie tout acte illicite et affirme être un média qui fait son travail.

La source proche de l’enquête a déclaré que le ministère de la Justice envisageait maintenant d’inculper Harris pour la vente du journal intime, plutôt que pour son vol présumé.

« En fin de compte, Aimee n’a rien pu faire avec l’argent reçu, a déclaré la source au DailyMail.com.

« Elle a fini par payer ses avocats et elle se bat toujours pour ses enfants. Ce n’est pas comme si elle avait acheté quelque chose d’extraordinaire avec cet argent.

Si quelqu’un a essayé de perturber l’élection en faveur de Trump, ce n’est pas vraiment la faute d’Aimee. Elle n’avait aucune idée des conséquences de son acte.

C’est une personne simple et franche qui a été manipulée par d’autres dans le but de faire tomber le président des États-Unis.

Elle a été sans abri, passant d’un endroit à l’autre dans le comté de Palm Beach. En fin de compte, elle a été impliquée dans quelque chose de bien plus grand qu’elle ».

DailyMail.com a tenté à plusieurs reprises de contacter Harris, qui n’a pas répondu aux SMS et a refusé tout commentaire par l’intermédiaire de son ancien avocat, Guy Fronstin, à Boca Raton, en Floride.

Fronstin a cessé de représenter Harris le 2 mai.

Il a été remplacé par Sanford Talkin, un avocat spécialisé dans la défense pénale à New York, qui avait défendu le dirigeant syndical James W. Cahill lors de son inculpation pour racket, fraude et corruption en octobre 2020.